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" Tant que les LiOns n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur..."

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2007/9/10

Aliko Dangote : l'homme le plus riche d'Afrique ?

Aliko Dangote : l'homme le plus riche d'Afrique ? 
 
Originaire du Nigeria, et peu connu, Aliko Dangote est pourtant officieusement considéré au Nigeria
comme l'homme le plus riche d'Afrique
 
 
Aliko Dangote inhabituellement vêtu d'un costume
© bbc.co.uk
 

Juillet 2007 : Aliko Dangote, un homme d’affaires nigérian peu connu en dehors du Nigeria, s’exprime, et déclare qu’il est "bien, bien plus riche qu’Oprah Winfrey". Forbes a en effet établi la fortune de la célèbre animatrice afro-américaine à 1,5 milliards de dollars, ce qui ferait de cette dernière la "Noire la plus riche du monde".

Au premier semestre 2007, Dangote a introduit deux de ses treize sociétés sur le NSE (Nigerian Stock Exchange, la bourse nigériane) et la valeur de ses parts dans ces deux sociétés a été estimée par les analystes à 4 milliards de dollars ! L’une des deux sociétés cotées, Dangote Sugar Refinery est devenue la plus grosse capitalisation boursière du Nigeria. La valorisation de ses participations dans ses deux sociétés place directement Dangote dans le peloton de têtes des hommes les plus riches d’Afrique, sachant que 11 sociétés demeurent non cotées en bourse pour l’instant...

A 50 ans, et bien que potentiellement l’homme le plus riche d’Afrique ("ma fortune doit d’abord être évaluée par Forbes" a-t-il déclaré modestement, ajoutant qu’il était "confiant"), Dangote demeure un quasi-inconnu sur la scène continentale, et sur la scène internationale. L’homme est pourtant présent dans tous les pans de l’économie du Nigeria. Il domine en effet les marchés du sucre, du ciment, du riz, des pâtes alimentaires, du textile, du sel, et est fortement présent dans l’industrie des transports (il est notamment co-propriétaire d’une compagnie aérienne), du pétrole et du gaz.
 
L’entrée de Dangote dans le monde des affaires date de 1977, lorsque ce dernier avait 20 ans. Selon ses dires, il a obtenu de son grand-père maternel, patriarche d’une famille qui avait beaucoup de succès dans le monde des affaires, les Dantata, un prêt de 500 000 nairas . Ce dernier lui avait également acheté trois camions de 10t, qui travaillaient, et dont le grand-père conservait les revenus qu'il lui donna gratuitement. Dangote se retrouva avec environ 127 000 nairas pour lui, et son grand-père lui fit une lettre lui permettant d’obtenir un prêt de 500 000 nairas sans intérêt (grosse somme d'argent à l'époque, avec laquelle on pouvait acheter 10 mercedes ndlr), remboursable sur deux ans.

Du fait de la rareté du ciment à cette époque, les clients payaient plusieurs mois à l'avance. Avec un camion de ciment, on pouvait gagner 1400 nairas par jour, et Dangote en avait quatre. Il se retrouva donc rapidement en mesure de rembourser le prêt.

Ayant gagné beaucoup d’argent, sans avoir d’idées arrêtées sur d’autres secteurs dans lesquels il peut travailler. Son arrivée en 1980 à Lagos va changer le cours de son destin : "j’ai découvert à Lagos où je pouvais trouver les personnes qui accordaient des licences d’import-export". Kano, la base d’où sa famille déploie ses activités est une des plus grandes plaques tournantes du commerce en Afrique de l’Ouest, mais n’offre pas les opportunités de Lagos, à l’époque la capitale, qui compte déjà à l’époque plusieurs millions d’habitants.

 
Aliko Dangote
 

A partir de là, Dangote rembourse son oncle en trois mois, "car il n’avait plus besoin de son argent". Il demande à ce dernier l’autorisation de "monter" à Lagos créer ses propres affaires, car il a le sentiment que être membre d’une grande famille constitue un handicap pour développer des affaires.

Peu après son arrivée à Lagos, où il arrive après avoir gagné pas mal d’argent dans le secteur du ciment, les militaires prennent le pouvoir et mettent en prison tous les hommes d’affaires importants de la ville, les accusant d’être corrompus. C’est la chance d’une vie pour Dangote qui a l’occasion de s’implanter sur des marchés laissés vacants par les hommes d’affaires emprisonnés. Et il ne manque pas de la saisir. Il se lance dans le sucre et fait une percée dans l’importation de riz. Il s’essaye à investir dans une banque qui fait faillite, ce qui lui sert de leçon et le pousse à se limiter à des secteurs d’activité qu’il connaît.

Pour Dangote, ses décisions d’investissements sages et prudentes, ainsi que le réinvestissement de ses profits au Nigeria font partie des raisons qui expliquent que ses affaires aient pris de l’ampleur. L’entrée dans le monde de l’industrie a également contribué à la fortune de Dangote. Lors d’un voyage au Brésil à la fin des années 80, il a l’occasion de visiter quelques entreprises et est impressionné par les usines qu’il voit. "Je pensais que le Brésil et le Nigeria se situaient à peu près au même niveau, parcequ’à cette époque on entendait dire que le Brésil était une nation très endettée. Mais quand j’y suis allé, j’ai découvert une industrialisation massive. Incroyable. J’ai commencé à réfléchir en me disant ‘comment se fait-il qu’il y ait un tel développement de l’industrie au Brésil et pas au Nigeria. A mon retour, j’ai décidé de me lancer dans l’industrie.’"

 
Aliko Dangote (au milieu)
© nigeriafirst.org
 


Dangote choisit de commencer dans l’industrie, sur des marchés qu’il connaît déjà. Il construit ainsi une raffinerie de sucre, un marché qu’il domine, puis se met à fabriquer des emballages pour les pâtes alimentaires, dont il est l’un des importateurs. Aujourd’hui, il possède une des plus grandes usines de production de ciment du continent africain. Et ses projets d’investissement atteignent 10 milliards de dollars (Ils comprennent notamment la construction d’une raffinerie de pétrole d’une capacité de 300 000 barils par jour, une station électrique d’une capacité de 5000 mégawatts).

S’il n’est pas intéressé par la politique, Aliko Dangote y a néanmoins ses entrées au plus haut niveau. Comme Lakshmi Mittal en Angleterre qui avait créé la polémique en faisant un don financier au parti de Tony Blair, Dangote a financé le parti d’Obasanjo en 2003 (200 millions de nairas), et le projet de bibliothèque présidentielle. Mais c’est plus récemment, c’est le rachat de trois des quatre principales raffineries du pays, accusées d’être bradées par le pouvoir sortant qui lui a valu de créer la polémique. Dangote et son ami Femi Odotela, avaient versé 721 millions de dollars pour les trois raffineries, et se sont finalement retirés de la transaction. Selon les détracteurs de cette privatisation, l’attribution effectuée lorsque Obasanjo était encore au pouvoir, n’avait pas suivi un processus normal.

A 50 ans, d’une simple entreprise d’import-export, Aliko Dangote a fait un groupe pesant plusieurs milliards de dollars, présent outre le Nigeria, en Afrique de l’Ouest (Ghana, Togo, Bénin, Nigeria...).

 

www.grioo.com

 
 
 

2007/8/30

L'Afrique s'oppose à une base de commandement américain sur le continent ...

L'Afrique s'oppose à une base de commandement américain sur le continent

 

JOHANNESBURG, 29 août (XINHUA) -- Les pays africains sont  opposés à une base de commandement américain sur le continent, a  souligné mercredi au Cap le ministre sud-africain de la Défense,  Mosiuoa Lekota. 

     Il a fait remarquer qu'il y avait un large consensus parmi les  pays africains que les forces étrangères, notamment sous forme du  nouveau commandement africain des Etats-Unis, ne seraient pas les  bienvenues pour s'établir sur le continent. 

     Le ministre a tenu ces propos lors d'un point de presse sur  l'application du programme d'action du gouvernement par le  département des relations publiques, de la paix et de la sécurité. 

     Le président américain George W. Bush a annoncé début 2007  qu'il avait chargé son département de la défense de développer et  d'établir un Commandement unifié pour l'Afrique (Africom) avant la fin de septembre 2008. Une telle initiative a suscité des soupçons en Afrique en ce qui concerne les mobiles du gouvernement  américain. 

     "S'il y avait un afflux de forces armées dans un ou un autre  pays africain, ceci pourrait affecter les relations entre les pays frères et n'encouragerait pas une atmosphère et un sens de  sécurité", a mis en avant le ministre sud-africain cité par  BuaNews.  

     A cette occasion, le ministre a relevé que pour commencer, la  Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) avait  pris une décision selon laquelle aucun pays membre ne serait  désireux d'accueillir les forces américaines.

 

www.french.xinhuanet.com

2007/8/24

Afrique de l'Est:Tirer des leçons des gloires passées...

Afrique de l'Est:

Tirer des leçons des gloires passées

 

Inter Press Service (Johannesburg)

Des savants d'Afrique de l'est sont en train de fouiller dans l'histoire à la recherche d'indices pour cultiver des liens économiques et aborder les défis dans une nouvelle ère d'expansion du commerce avec la Chine et l'Inde.

Il y a quelques siècles, l'océan Indien était entrecroisé comme des marchants transportaient des biens en provenance de et en partance pour des régions africaines, arabes et asiatiques. Le commerce transatlantique a dépassé les routes orientales comme l'Europe et l'Amérique du nord étaient devenues industrialisées, déclarent des historiens.

Les activités commerciales impliquant l'Afrique et l'Asie ont repris actuellement, apportant plus de richesse mais également plus d'emplois, d'exigences environnementales et sociales à l'Afrique.

"Au 16ème siècle, la Chine avait la puissance militaire et technique pour dominer le puissant commerce de l'océan Indien, mais elle ne l'avait pas fait. C'était une puissance relativement pacifique", a indiqué à IPS, Abdalla Bujra, directeur exécutif du Forum de gestion de la politique de développement à Nairobi, au Kenya.

"Aujourd'hui, avec l'émergence des Etats de l'océan Indien en tant que principales puissances économiques, ce modèle est devenu important à étudier".

L'Institut de recherche sur l'océan Indien du Zanzibar (ZIORI), lancé en juin, est un organe de recherche à but non lucratif dirigé par des universitaires des pays se situant le long de la côte-est de l'Afrique. Sa zone de concentration comprend le Mozambique, la Tanzanie, Zanzibar, le Kenya, la Somalie, Madagascar de même que les Etats insulaires des Comores et des Seychelles.

L'objectif du ZIORI est d'étudier les anciens commerçants swahilis qui utilisaient de longs et petits navires avec des voiles latines connues sous le nom de boutres, pour s'embarquer sur le vent de la mousson et voyager jusqu'en Indonésie et en Chine. Le commerce qui en résulte a relié des personnes vivant tout au long de l'océan Indien, propageant de nouvelles idées sur la religion, en particulier sur l'Islam, et influençant l'habillement, l'architecture, la cuisine et la langue.

"Il a créé une culture de tolérance. Les gens se sont engagés dans les affaires indépendamment de la religion et de la culture. C'est cette culture et cette liberté de mouvement que nous pouvons comparer avec le présent pour en tirer des leçons", a déclaré Abdalla Sheriff, directeur exécutif de ZIORI.

Ces leçons pouvaient être pertinentes puisque le commerce se développe entre les Africains et les nations bordant l'océan Indien. La Chine et l'Inde courtisent de plus en plus les pays africains riches en minéraux pour avoir du pétrole et des produits de base afin d'alimenter leurs économies en plein essor et d'élargir des capacités industrielles tout en cherchant à étendre des marchés de consommation.

Les pays asiatiques sont en train d'investir dans l'amélioration des routes de l'Afrique négligées, des chemins de fer et des réseaux de télécommunications tout en augmentant leur aide. Le commerce bilatéral entre la Chine et l'Afrique s'élevait à 40 milliards de dollars en 2005, comparé aux cinq milliards de dollars au début des années 1990, selon des statistiques du ministère chinois du Commerce.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré qu'il espérait que les volumes commerciaux augmentent jusqu'à 100 milliards de dollars d'ici à 2010. Cette année, le gouvernement chinois a pris l'engagement de doubler l'aide à l'Afrique à hauteur d'un milliard de dollars d'ici à 2009, de créer un fonds de cinq milliards de dollars pour encourager l'investissement du secteur privé dans des pays africains et de construire des hôpitaux et des écoles.

Toutefois, des activistes critiquent les politiques chinoises. Certains s'inquiètent du fait que la politique de la Chine de "ne pose pas de questions, de ne parle pas" sur des questions intérieures puisse maintenir des gouvernements antidémocratiques, étant donné spécialement les maigres performances de la Chine même en matière de droits de l'Homme.

D'autres craignent que les entreprises asiatiques opérant en Afrique ne puissent pas également respecter les normes de l'environnement et du travail exigées par certaines organisations européennes de la société civile.

"L'océan Indien est devenu un théâtre d'activités. Avec le village mondial, est venu le pillage mondial. Nous devons préserver notre héritage", a déclaré Issa Shiviji, un professeur de droit à l'Université de Dar es Salaam, en Tanzanie.

Les organisateurs disent qu'un autre avantage du projet est que le ZIORI est basé à Stone Town, la capitale économique de Zanzibar, où il abritera une bibliothèque de recherche sur la civilisation swahilie, comprenant les rares publications offertes par des collections personnelles.

Il encouragera également des savants locaux à étudier l'histoire africaine et à se munir d'une meilleure connaissance de leur propre passé dans le but de développer des indications sur des choses à venir.

"Dans le rapport de Tony Blair sur l'Afrique, les 50 dernières années se sont résumées en deux phrases : manque de responsabilité, ou corruption; et un manque de capacité, ou que nous avons cessé de réfléchir. L'Afrique vaut beaucoup plus que cela", a ajouté Shiviji.

 

Par Sarah McGregor
Dar Es Salaam

http://fr.allafrica.com

 

  

CHEICK MODIBO DIARRA-PRESIDENT DE MICROSOFT-AFRIQUE: « La politique politicienne ne m’intéresse pas »...

CHEICK MODIBO DIARRA 

 PRESIDENT DE MICROSOFT-AFRIQUE:

« La politique politicienne ne m’intéresse pas »

 


(Malikounda)

Il y a quelques mois, l’astrophysicien et aujourd’hui le président de Microsoft-Afrique, Cheick Modibo Diarra, s’était confié au magazine « Les Echos de la Banque mondiale » (n°7, mars 2007). Il parlait de ses nouvelles fonctions, du développement de l’Afrique, de la fuite des cerveaux, de ses ambitions politiques… Flash-back.

« Les technologies de l’information et de la communication sont simplement des outils permettant aux retardataires de faire un bon qualitatif et même de prendre de l’avance ». C’est ce que pense Cheick Modibo Diarra, 55 ans, par apport aux avantages que les Tic offrent à l’Afrique en termes de développement. « Les sociétés les plus avancées actuellement ont effectué des investissements initiaux dans les infrastructures. Et, s’agissant d’une technologie qui bouge très rapidement, de nouvelles formes de cette technologie se manifestent bien avant que ces investissements ne soient amortis », s’est-il expliqué.
Il est donc clair que ces technologies sont des atouts clefs pour l’Afrique dans sa longue quête de développement. Surtout qu’elles sont applicables au commerce, à l’agriculture, à la médecine, à la gouvernance, à la santé… Comme le dit si bien l’enfant de Ségou, « ces technologies sont incontestablement des accélérateurs potentiels du développement ». Mais, en la matière, le retard de nos Etats est surtout infra structurel. « L’Afrique dispose aujourd’hui de nombreux jeunes très compétents, tout à fait capables d’utiliser ces technologies comme leurs homologues du monde entier. Mais, ils vivent dans une région où les investissements n’ont pas suivi, ni dans les infrastructures ni dans les programmes de recherche ».
Le président de Microsoft-Afrique précise : « Nous bénéficions d’une jeune génération qualifiée, malheureusement pas en mesure de faire valoir ses compétences en Afrique… Désœuvrés, ces jeunes tournent en rond ou finissent par aller travailler en dehors du continent. C’est donc bien d’un retard infra structurel dont nous souffrons. En revanche, sur le plan des ressources humaines, nous possédons les experts nécessaires pour former nos populations ».
Que font alors les décideurs pour corriger cette insuffisance ? « Je pense que nos dirigeants sont de bonne foi, mais rencontrent une difficulté : pour une raison que j’ignore, quand ils sont détenteurs d’une idée, ils ne savent pas la transférer aux mains d’experts pour la transformer en projets finançables », souligne Dr. Diarra. A son avis, « le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) illustre parfaitement cet état de fait. Nos dirigeants promènent ce concept de Nepad, mais n’ont jamais atteint l’étape consistant à procéder à un recensement des compétences susceptibles de les aider à le concrétiser, à transformer leur vision en projets, puis à identifier, à l’échelon mondial, des entités capables de s’associer à la réalisation de ces projets ».
Malheureusement, toutes les institutions africaines (de l’Union africaine à l’Uemoa en passant par la Cédéao) souffrent de cette absence de banque de données comportant les noms et contacts de l’ensemble des compétences africaines en Afrique et dans la diaspora.



Pour l’astrophysicien de la Nasa, « ce continent est dans une période de mutation. En tout cas, partout en Afrique, les populations subodorent que quelque chose va se passer dans les prochaines années, avec de nouveaux leaders émergeant de la sphère politique comme de la société civile. De plus en plus, on se rend compte que la seule façon de nous en sortir, c’est de nous prendre en charge et que l’aide extérieure ne peut être qu’un appoint pour accélérer le développement. On voit bien d’ailleurs que l’Afrique s’organise autour d’ONG, de fondations, d’entités civiques locales dans les quartiers et c’est cela qui va constituer l’ossature de ce mouvement en gestation ».
Il déplore la tendance des agences de développement comme la Banque mondiale à « travailler avec les gouvernements plutôt qu’avec la société civile. Si ces institutions donnaient aux gouvernements et à la société civile le même accès aux ressources financières, l’impact de cet appoint que constitue l’aide extérieure serait plus important et quasi immédiat ».

Les enfants noyés dans les urnes

Pour lui, « les gouvernements posent parfois des problèmes de transparence. Et quoi qu’il en soit, les procédures sont plus longues et les gouvernants sont sensibles aux échéances électorales. Regardez les problèmes de l’éducation en Afrique. Les enfants ne votant pas, on ne se soucie pas vraiment de ce qui les concerne. On donne la priorité aux électeurs ! C’est la stratégie des politiques ». Il ajoute, « mais sur l’autre bord, il y a la société civile désireuse de mettre en valeur ce que l’Afrique a comme avantage compétitif, c’est-à-dire sa jeunesse. Et développer cette jeunesse devient la responsabilité de la société civile. Or cette dernière n’a pas accès aux ressources et elle ne comprend même pas la langue dans laquelle ces institutions communiquent ».
Quid des ambitions de l’illustre scientifique pour le continent dans ses nouvelles responsabilités de président de Microsoft-Afrique ? « Bien que ne fabriquant pas d’ordinateurs, nous investissons de l’argent en Afrique dans le domaine de l’éducation en finançant le reconditionnement d’ordinateurs de seconde main (déjà plus d’un million d’unités en ont fait l’objet) dans lesquels nous insérons gratuitement nos logiciels avant de les mettre gracieusement à la disposition des écoles. Et nous formons parallèlement les enseignants », explique-t-il.
Tout comme, « nous travaillons sur tous ces aspects et sommes d’ailleurs impliqués dans le programme E-School du Nepad visant à doter 600 000 écoles, urbaines comme rurales, d’ordinateurs… même là où l’électricité n’est pas distribuée. Et ce, au travers d’un consortium de 16 pays choisis pour la phase pilote ».
Pour sa part, Cheick Modibo Diarra récuse le terme de « fuite des cerveaux ». « Un cerveau fuit pour aller où ? », s’interroge-t-il ? Pour lui, « c’est une notion issue des salons ou des grandes institutions onusiennes. La réalité est que personne ne désire quitter son chez soi car rien ne peut remplacer l’odeur du quartier dans lequel on est né ! ». Il est alors nécessaire de créer en Afrique « les conditions permettant aux gens, une fois de retour, de mettre le savoir acquis au service de l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs concitoyens. Qui est fou au point de rester dans un endroit où l’odeur de la terre mouillée par la pluie ne lui inspire rien ? Pour rien au monde je ne serais parti ailleurs si j’avais trouvé dans ma ville de Ségou les moyens de travailler ».

Cheick Modibo Diarra, président du Mali ?

A cette question, il répond sans ambages, « pas vraiment. Moi, je fais partie de ces personnes qui disent aux Africains qu’il y a des milliers de façons de servir son continent. On peut le faire par le biais de la politique, de la science ou en étant simplement un leader d’opinion dans sa communauté. En même temps, je suis Modibo, humble fils du Mali. Je suis un soldat de l’Afrique et je me rendrai, sans hésitation, sur tout front où on pense que je suis utile ».
Il ajoute aussitôt, « si j’ai le choix, je préfère donner l’exemple par la conduite de ma vie en contribuant au développement de mon continent, sans nécessairement faire de la politique. Autant je suis passionné par la politique au sens étymologique du terme, celle qui a la finalité de résoudre les problèmes de la cité, autant la politique politicienne ne m’intéresse pas ».
Il était pourtant annoncé un moment comme le probable candidat du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) à la veille de l’élection présidentielle du 29 avril 2007. Alors cet éclaircissement mettra-t-il fin à la rumeur ? Rien n’est moins sûr ! Surtout qu’on sait qu’un autre soldat de l’Afrique avait dit qu’il faut être fou ou un attardé mental pour vouloir diriger le Mali et qui, dix ans après, est revenu sur sa déclaration pour se faire élire… président de la République du Mali !

Rédacteur(s): Moussa Bolly (avec Les Echos de la Banque mondiale)

© Copyright Malikounda

www.africatime.com 

2007/8/23

EXPULSION LOCATIVES : A DRANCY NUEE DE POLICIERS…

EXPULSION LOCATIVES :

A DRANCY NUEE DE POLICIERS…

Les expulsions locatives se multiplient : profitant des congés d’été, le Député Maire LAGARDE, procède, avec l’aide du Préfet et des forces de l’ordre, à l’expulsion de dizaines de familles.

Ce mercredi 22 août 2007, des dizaines de policiers, venus de plusieurs commissariats voisins (Drancy, Bobigny, Pantin…) ont fait irruption dans un immeuble de la cité Marcel Cachin pour expulser une famille manu militari.

Alors que les talkies walkies policiers annoncent un début de cambriolage à Pantin, la priorité est à Drancy !

La famille concernée payait un loyer et avait été relogée d’urgence il y a 4 ans suite à l’incendie de son précédent logement. Elle a reçu un large soutien de son voisinage. Rassemblés les voisins et militants ont été violemment pris à partie par les forces de l’ordre et ceux - ci ont arrêté un des militants. C’est finalement à coup de bélier que la police a défoncé la porte de l’appartement ou la famille n’avait aucune dette de loyer.

La violence, la brutalité employées ont particulièrement choqués tous les habitants présents.

Devant cette solidarité, l’indignation des élus présents, le préfet a proposé un appartement à Saint Denis, le militant a été libéré et est à l’hôpital pour examen. La presse était présente et des militants ont filmé l’intervention. A 18h30, le soir même, à la Place de la Mairie de Drancy, 70 personnes, militants politiques et associatifs, syndicalistes, élus PCF, LO se réunissaient pour créer un comité de vigilance DRANCY contre de tels actes digne d’un autre temps.

 

http://bellaciao.org

2007/8/21

Allemagne : Huit Indiens blessés dans une attaque raciste...

 

 

Allemagne :

Huit Indiens blessés dans une attaque raciste

 

BERLIN, 20 août (XINHUA)

Huit Indiens ont été blessés dans  une attaque censée être raciste, survenue dimanche au cours d'un  festival villageois à Muegeln dans l'est de l'Allemagne, a  rapporté lundi l'agence de presse allemande DPA.

Quatre Allemands et deux agents de police ont également été  blessés dans cet incident. Un Indien et un Allemand ont été  hospitalisés.

Une cinquantaine de jeunes allemands ont attaqué des visiteurs  indiens. Près de 70 policiers sont intervenus pour mettre fin à la bagarre. Une enquête a été ouverte sur l'affaire.

 

www.french.xinhuanet.com 

En Afrique : 8 enfants de moins de 5 ans meurent par minute, faute de vaccin...

En Afrique :

8 enfants de moins de 5 ans meurent par minute,

faute de vaccin

Huit enfants de moins de cinq ans meurent chaque minute en Afrique de maladies pour lesquelles il existe des vaccins, ont indiqué mardi des agences des Nations unies.

Ces enfants décèdent notamment des suites de poliomyélite, du tétanos ou de la rougeole, précise un communiqué diffusé à l'occasion d'une rencontre à Maputo entre les pays africains de langue portugaise (Palop), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef).

www.lemonde.fr

 
2007/8/9

Cameroun - Tiken Jah Fakoly - Mon nouvel album est destiné à revaloriser l'Afrique...

Cameroun:

- Tiken Jah Fakoly -

Mon nouvel album est destiné à revaloriser l'Afrique

 

Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

INTERVIEW

Ton installation à Bamako a-t-elle fait évoluer ta vision des problèmes liés à la globalisation ?

J'ai toujours dit que le problème avec la mondialisation c'est que le gâteau n'est pas partagé de la même manière. Je chante l'unité et je ne peux pas être contre le fait que les pays du monde se mettent ensemble. Mais la question qui me préoccupe, comme beaucoup d'alter mondialistes, concerne le partage équitable.

Pourquoi avoir intitulé votre nouvel album "L'Africain" ?

Parce que cet album traite à 80 % de l'Afrique et des Africains. Pendant longtemps, j'ai parlé des rapports entre l'Occident et l'Afrique, du comportement des hommes politiques occidentaux en Afrique et même dans leur pays. Cette fois, j'ai décidé de faire un album pour essayer de redonner à l'Afrique une image dont je ne parle pas très souvent. Quand je dénonce le comportement des gouvernants africains, certaines personnes peuvent avoir une mauvaise image de ce continent. J'ai donc décidé de faire un break, en disant : voilà ce que je dénonce et je ne me contredis pas, mais voici ce qu'est réellement le continent africain, contrairement à ce que l'on veut vous faire croire.

Cet album parle d'unité africaine. Il est destiné à revaloriser l'Afrique. Dans la chanson "Viens voir", par exemple, je dis que pour qu'un Occidental parle de l'Afrique, il faut qu'il y fasse un tour. Il n'est plus question qu'il s'installe devant sa télé à Paris ou à New York pour raconter ensuite qu'il a vu les Africains se massacrer au Darfour, que dans tel pays il y a tel pourcentage de gens atteints du sida, etc. Non ! Il faut venir en Afrique pour voir comment les Africains accueillent leurs semblables. J'ai envie de montrer aux gens les côtés positifs de l'Afrique.

Au moins deux chansons de l'album sont inspirées de ton expérience en France, "Africain à Paris" et "Gauche Droite". Ta distance par rapport à la situation française te permet-elle de mieux cibler tes critiques ?

Oui. Aujourd'hui, je suis un peu en France comme j'étais en Afrique. Pendant la campagne électorale, on m'a même invité à participer à un meeting de Ségolène. Je n'y suis pas allé, parce que si nous, leaders d'opinion, nous dénonçons l'ingérence des politiques français en Afrique, il n'est pas question que nous venions nous ingérer dans les affaires françaises. Nous laissons aux Français le choix de leur président. Maintenant, nous demandons à ce président élu par la majorité des Français de voir le cas de l'Afrique d'une manière différente de celle de son prédécesseur.

Dans "Africain à Paris", j'explique la vie d'un Africain à Paris. Il s'agit d'expliquer aux jeunes Africains qui veulent partir en Europe deux choses. D'abord que les Européens n'ont pas le droit de leur dire de ne pas partir, parce qu'ils viennent chez nous quand ils veulent. Ils demandent le visa le matin, on leur donne le soir ou le lendemain. Il doit y avoir entre 0% et 1% de refus de visas pour l'Afrique, alors que dans le sens contraire, c'est entre 60 % et 70 %. Et c'est une injustice flagrante qu'il faut dénoncer. Ensuite, qu'ils doivent comprendre que leurs frères qui sont à Paris ne vivent pas sur l'or. Ils envoient des photos où ils posent bien habillés devant la Tour Eifel, mais ils ne montrent pas le lit dans lequel ils couchent. Il y a un leurre dans cette histoire. Si l'on expliquait aux jeunes qui sont en Afrique dans quelles conditions vivent leurs frères à Paris, ça les ferait beaucoup réfléchir avant de prendre le chemin de la traversée du désert.

C'est ce message que je fais passer à travers trois titres : "Où aller où", "L'Africain à Paris" et "Ouvrez les frontières". Nous avons le droit de partir, mais voilà ce qui nous attend. Alors que nos aïeux ont subi l'esclavage, est-ce qu'en 2007 nous avons le droit d'aller vers cette nouvelle forme d'esclavage bien réel ? Qu'on le veuille ou non, les autorités françaises savent que les sans-papiers existent. Elles ne veulent pas leur donner de papiers, parce qu'en ce cas, ils seraient traités de manière légale. Maintenir cette main-d'Å"uvre dans cette situation est une autre forme d'esclavage. J'essaie d'expliquer aux jeunes cette situation que leurs frères, sous-payés pour des travaux dégradants en Europe ou aux États-Unis, ne leur expliquent pas.

Quels sont, pour toi, les principaux problèmes qui doivent trouver leurs solutions dans la relation Occident-Afrique ?

Je pense qu'il faut d'abord acheter les matières premières des pays africains à leur vrai prix, arrêter de dévaloriser le coton, le café, le cacao, etc. L'économie des pays qui les exportent est basée sur ces matières premières et ils ne peuvent pas s'en sortir tant que l'Occident en fixe le prix. Et si l'on ne s'en sort pas, on va être obligé d'aller chercher ce qui nous a été pillé durant l'esclavage et la colonisation : dans des villes comme Nantes ou Bordeaux, de grands immeubles appartiennent à des descendants d'esclavagistes... Je pense qu'il doit y avoir des relations d'échange de pays à pays : le producteur de blé doit pouvoir échanger avec le producteur de coton dans un système d'entraide. Le système économique utilisé en Afrique aujourd'hui est directement hérité du colonisateur. Les nouveaux dirigeants africains ont reproduit les pratiques des colons. C'est ce système qu'il faut revoir pour essayer de donner aux Africains les moyens de se prendre en charge.

Cameroun: Tiken Jah Fakoly - Mon nouvel album est destiné à revaloriser l'Afrique

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Sur le plan politique, même si le président français ou le président américain a un candidat favori en Côte d'ivoire, qu'il laisse le choix aux Ivoiriens d'élire leur président sans apporter de soutien à qui que ce soit. Les Blancs ont été les maîtres de nos ancêtres et cette image est encore là. La photo de telle personnalité politique africaine avec tel président occidental a aussitôt une influence en Afrique. Avec la nouvelle génération, ça devrait changer, parce qu'elle a commencé à comprendre qu'aujourd'hui de jeunes Français travaillent en Côte d'ivoire ou au Mali pour des Ivoiriens ou des Maliens. Je pense que d'ici quelques années, les mentalités vont complètement changer.

Comment vois-tu les États-Unis?

Autrefois, les Américains étaient considérés avec respect. Mais aujourd'hui, à cause de la politique de George W. Bush et Irak et ailleurs dans le monde, cette image a été complètement ternie. Avec mes fans-clubs, j'avais organisé à Bamako une marche contre la guerre en Irak. Ca m'a valu un refus de visa... Une semaine après, je devais enregistrer mon album en Jamaïque. J'avais juste besoin d'un visa de transit pour l'escale de l'avion à Miami : je ne devais pas entrer sur le sol américain. La personne qui devait me délivrer le visa me connaît et sait que je n'ai pas l'intention de m'installer aux Etats-Unis. Mais elle m'a quand même refusé le visa... J'espère que les prochaines élections mettront en place un nouveau président, qui essayera de donner une nouvelle image aux Etats-Unis.

Que t'a apporté ta collaboration avec le rappeur Akon, Américain d'origine sénégalaise ?

Akon est un Américain Sénégalais. "Soldier", le titre sur lequel je l'ai invité, concerne l'armée américaine en Irak ou en Afghanistan. Nous avons décidé dans nos textes de ne pas dire de la guerre quelle est "bonne ou mauvaise". Tout le monde l'a déjà dit... Nous avons voulu nous mettre dans la peau d'un jeune soldat américain qui écrit à sa famille pour expliquer que ces jeunes militaires sont là-bas indépendamment de leur volonté. Ils ont été trompés comme nous tous par George W. Bush et ses associés, qui sont venus chaque jour à la télévision dire que Saddam Hussein avait une bombe et qu'il allait détruire le monde, etc. Ils savent que leur absence fait du mal à leur famille mais ils souhaitent revenir et ils demandent à leur maman, leur frère ou leur soeur de ne pas pleurer. J'ai invité Akon parce qu'il est mieux placé pour passer le message de cette chanson en anglais. Et j'espère que les parents dont les enfants sont en Irak auront l'occasion d'écouter ce titre.

Tu abordes également des problèmes spécifiques à l'Afrique avec une chanson comme "Non à l'excision"...

Aujourd'hui les femmes africaines sont engagées dans beaucoup de combats. Leurs maris sont au chômage et elles vont vendre des mangues, des oranges ou du charbon pour nourrir leurs enfants, payer les fournitures pour leur éducation, etc. Elles sont engagées aussi dans le combat de l'émancipation et sur bien d'autres plans. Je me dis que leur combat est trop lourd pour elles seules. Il faut des hommes dont la voix porte pour leur donner un coup de main. C'est pourquoi j'ai demandé à mon collaborateur Magyd Cherfi (ex-Zebda) d'écrire un texte qui puisse aider ces femmes.

Il faut que les gens comprennent que certaines choses qui étaient pratiquées du temps de nos ancêtres ne sont plus bonnes pour nous aujourd'hui. Dans la coutume africaine, il faut prendre ce qui est positif et jeter ce qui est négatif. Au temps de nos ancêtres, il n'y avait pas de sida. Et aujourd'hui, beaucoup de femmes contractent le sida par le couteau qui sert à exciser... Ces réalités d'aujourd'hui font que cette pratique doit s'arrêter. Beaucoup de femmes qui sont allées à l'école ont compris tous les effets négatifs de l'excision et elles en témoignent. Je pensais que ma voix devait accompagner les femmes dans ce combat.

Tu as aussi collaboré à une chanson du récent album d'Idir. Est-ce une volonté de ta part de faire les choses en commun ?

Je pense que c'est très important. Il faut arrêter d'être égoïste. Si je chantais seul "Soldier", il n'aurait pas le même écho qu'avec Akon.... Le grand frère Idir a compris qu'aujourd'hui les collaborations aidaient à faire passer des messages à travers les textes de tous les artistes invités. Et toutes ces collaborations sont aussi une bonne façon d'être écouté par la jeune génération. Je suis un artiste très ouvert. Je pense que je ne serai pas là éternellement : je ferai mon temps. Il y aura une relève et je pense qu'il est important que j'ouvre la porte à cette relève.

Manjul dit des choses très gentilles et très flatteuses à ton égard...

Manjul et moi sommes un peu les ambassadeurs de cette musique [reggae] au Mali. Il a un studio, moi aussi et nous essayons, à travers les moyens qu'on a, de donner la qualité aux productions qui sortent de nos studios, afin qu'ils soient compétitifs sur le plan international. Quand je produis des artistes de reggae, je l'invite à venir jouer dans mon studio : il est excellent batteur. Et souvent j'emmène des artistes travailler chez lui. On essaye ainsi de collaborer pour faire avancer les choses.

Par François Bensignor

 

 

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2007/5/12

L'Histoire du Sphinx revisitée...

  

L’HISTOIRE DU SPHINX REVISITÉE

 

Qui a construit le Sphinx ? Quel âge a-t-il ? Quelle est sa fonction? Est-il de l’époque des constructions des pyramides du plateau de Gizeh ? Que symbolise sa structure hybride homme/lion. Officiellement le Sphinx a 4500 ans et date de l’époque du Pharaon Kephren en 2500 avant JC. Cependant, depuis 20 ans, nombre de découvertes bousculent toutes les idées reçues de l’égyptologie classique.
Les mystères du Sphinx seraient-ils sur le point d’être dévoilés? De nouvelles sciences telles que la géologie, l’archéo-astronomie et l’exobiologie jettent une lumière nouvelle sur une énigme plusieurs fois millénaire...

Controverse de West et Schoch
John Antony West, égyptologue et écrivain détermina que l’érosion du corps du Sphinx était due à la pluie et non au sable et au vent. L’érosion verticale des roches très dures indique que la pluie est tombée sur ce monument pendant plusieurs milliers d’années. Cependant, le Sphinx est situé en plein désert où il n’y a pas eu de pluies torrentielles depuis au moins 9000 ans. Une érosion par la pluie n’avait donc jamais été imaginée.
Les travaux de West ont été repris par Robert Schoch, docteur en géologie et géophysicien de l’Université de Boston. Son étude minutieuse du Sphinx l’amène aux mêmes conclusions que West. L’érosion des parties anciennes visibles du Sphinx est due à l’eau et non au vent et au sable comme on le pensait jusqu’à présent. Sur le plateau de Gizeh, il est le seul monument à avoir subi une telle érosion. En conséquence, le Sphinx est d’une autre époque qui remonte à une ère climatique tempérée. Il ne peut être selon le docteur Schoch, contemporain des pyramides, il précède nécessairement la civilisation égyptienne de plusieurs millénaires.
Ses découvertes et conclusions furent présentées devant 275 scientifiques le 7 février 1992 lors du Congrès Annuel de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences. La prestation a convaincu les géologues mais elle a suscité une levée de boucliers des égyptologues.

Climatologie et Constellation du Lion

John Kutzbach paléo-climatologue de l’Université du Wisconsin a réalisé une modélisation climatique et comparé ses résultats à des relevés géologiques sur le terrain. Grâce à ses travaux, on sait à présent qu’il y a 10 000 ans, la région du Sphinx ainsi qu’une grande partie de l’Afrique étaient couvertes par de grands lacs, et soumises régulièrement à des pluies torrentielles. Si on s’accorde sur cette date climatologique, le Sphinx est nécessairement d’une période pré-égyptienne. D’ailleurs, s’il a été construit vers 10 500 avant JC, il se trouvait alors face à la constellation du Lion à l’Est. Cette constellation représente le félin dans la posture du Sphinx. Ce monument dans sa conception semble avoir été un lion fixant sa projection céleste d’après des études archéo-astronomiques. Cela implique qu’il doit avoir 12 à 13 000 ans et qu’il fut réalisé selon des règles et connaissances astronomiques d’une grande précision. Le mystère s’épaissit, car quelle civilisation du début de l’âge de fer a bien pu construire un tel monument?

La tête et le corps du Sphinx
Les choses se compliquent quand on examine le Sphinx de plus près. La tête est en meilleur état que le corps et proportionnellement trop petite. Si on tient compte des pattes avant du Sphinx et que l’on retrace ses proportions réelles on obtient un monument bien plus gigantesque (voir schéma ci-dessous). On peut donc imaginer que la tête a été retaillée plusieurs fois à travers les âges. Cependant ce monument n’a pu être construit à l’époque de Kephren, au plus, le Sphinx a été restauré sous son règne. La version officielle soutient qu’il s’agit de la tête du Pharaon Kephren réalisée en 2500 avant JC.
Qu’en est-il en réalité?
L’inspecteur Franck Domingo, de la Police de New York, expert américain en identification judiciaire, référence mondiale en cette matière, a étudié la tête du Sphinx ainsi que la tête d’une statue représentant le Pharaon Kephren, afin de savoir si les deux morphologies faciales concordaient. Or, Domingo est catégorique : la morphologie de la tête du Sphinx est très différente de celle de Kephren. Les yeux, la forme de la tête, le profil, la bouche, et le menton sont étrangers à la morphologie de la race blanche méditerranéenne. Contre toute attente, le Sphinx représente un pharaon de type négroïde (voir schéma ci-contre). Dieu est noir diront certains.
Cette découverte éclaire un autre aspect des choses révélant pourquoi le nez et une partie des lèvres ont été détruites. Dans des dynasties de race blanche souvent en lutte de pouvoir, on peut imaginer que détruire les parties négroïdes de la face du Sphinx était politiquement essentiel. C’était une manière de s’assurer qu’aucun homme de race noire ne revendique le titre de pharaon. Par superstition ou par peur de la fureur de divinités ancestrales, les pharaons, soit, ignorèrent le Sphinx à certaines époques, soit en restaurèrent le corps sans jamais sculpter à leur effigie le visage, le laissant en l’état. Sous la civilisation égyptienne, le Sphinx était un mystère, tantôt craint, tantôt haï, tantôt admiré car il datait d’une époque ancestrale et pouvait potentiellement faire de l’ombre à la toute puissance de Pharaon.
Alors, la question demeure, qui a retaillé la tête du Sphinx à l’effigie d’un noir africain? Si ces travaux ont été réalisés au tout début de l’ère égyptienne, alors la statue initiale pourrait bien être antédiluvienne.

Le Temple du Sphinx
Le temple du Sphinx est fait de blocs de pierres pesant jusqu’à 200 tonnes. La taille des pierres est parfaitement lisse et elles sont ajustées au millimètre près.
Comment, à l’époque de l’âge de fer, a-t-on pu agencer de telles masses? A notre époque pour lever et positionner un seul objet de 200 tonnes avec précision il faut 5 à 6 semaines de préparation avec les grues les plus puissantes du monde. Si un autre bloc de 200 tonnes à 300 mètres doit être utilisé ; il faut compter pour ce second objet encore au moins 5 semaines de préparation. Pour donner un ordre d’idée, il nous faudrait 500 ans, avec notre technologie, pour positionner 5000 blocs de ce type. C’est sans compter le temps nécessaire à la taille et à l’extraction de tels mastodontes.
Que penser de monuments comptant jusqu’à 2,5 millions de blocs comme Gizeh? Si de tels monuments ont été pensés c’est qu’une technologie avancée en permettait la construction rapide. Les structures antédiluviennes ont cette caractéristique, l’assemblage de blocs gigantesques est une constante, comme on peut le découvrir sur le site archéologique sous-marin découvert en 1997 au large du Japon ou encore sur l’île de Pâques. (photos ci-dessous).

La prédiction d’Edgar Cayce
Edgar Cayce prédit qu’une chambre serait trouvée sous le Sphinx. Selon lui, cette chambre recèlerait les archives d’une civilisation antédiluvienne technologiquement beaucoup plus avancée que la nôtre. Cette prédiction faite il y a 60 ans attira peu l’attention des scientifiques et pourtant. En 1992, des analyses sismographiques du sous-sol du Sphinx furent rendues publiques. Elles révélèrent qu’une cavité de 5 mètres sur 9, taillée dans la roche existait à l’emplacement même prédit par Edgar Cayce. Aujourd’hui, d’autres cavités et tout un réseau souterrain sous le plateau de Gizeh sont découverts au fur et à mesure. Certains affirment que le Sphinx cache l’entrée d’une vaste cité antédiluvienne souterraine nommée Gigal. La réalité semble rejoindre progressivement les mythes les plus fantastiques. Symbole de l’intelligence connectée aux rouages des forces naturelles et cosmiques, le Sphinx serait bien le gardien de connaissances révélant l’origine ancestrale de l’humanité portée par un savoir qui, aujourd’hui encore nous dépasse. Si tel est le cas, d’où vient ce savoir exceptionnel?

Conférence au siège des Nations Unies de Richard C Hoagland (1992)
L’astronaute Edgar Mitchell un des hommes à avoir posé le pied sur la Lune considère que, si la géologie détermine que le Sphinx est beaucoup plus ancien que ce que nous pensions, il faut alors réviser notre conception de l’évolution humaine sur les 100 000 dernières années. Richard C Hoagland, chercheur et écrivain scientifique va encore plus loin lors d’une conférence au siège des Nations Unies à New York. Reprenant les images de Mars de 1976 faites par la sonde Viking, il considère que le visage de Mars et les pyramides à proximité ne sont pas de simples jeux de lumière. L’analyse des structures géométriques pyramidales révèle des constantes mathématiques fondamentales (pi, racine carré de 2 et de 3 etc…). Le visage est conforme à 99% à la représentation artificielle intentionnelle d’un être. Cet être serait le miroir cosmique, l’écho marsien du Sphinx de Gizeh. Certains d’ailleurs l’appellent le Sphinx de Mars. Pourquoi ?
Le Sphinx est une représentation hybride Homme/Lion, Intelligence/Forces Naturelles. Or, selon les analyses de l’image du visage de Mars il en va de même. Si l’on procède à une symétrie axiale de la moitié du visage (voir schémas), nous obtenons pour la partie 1, un être au visage simiesque forme primitive d’harmonie, qui peut avoir existé il y a un demi million d’années selon Hoagland. Si nous procédons de la même manière avec la partie 2, nous obtenons l’image d’un lion. Cette caractéristique du visage de Mars est peut-être simplement le message des origines du Sphinx terrestre laissé à la postérité cosmique. Tel pourrait être une des origines du savoir des civilisations antédiluviennes peuplant la Terre il y a des centaines de milliers d’années. Si le Sphinx en est la dernière trace tangible, il doit alors être extrêmement ancien.
Lors d’une conférence à l’Université de Bradford en 1996, le Directeur Européen de la Mission Mars, David Percy avança l’âge de 237 000 ans pour le Sphinx.

Que reste-t-il de cette époque?
Si des technologies très avancées nous ont précédé, pourquoi ne trouvons-nous pas des outils, machines, plans, objets volants, systèmes antigravitationnels ou d’excavation inédits? Des calamités terrestres ont eu lieu diront certains et tout a été englouti. Cette réponse est peu satisfaisante car nous avons bien retrouvé des traces de dinosaures plus anciens encore.
Peut-être avons-nous une conception de la technologie trop étriquée. Ainsi, nous faut-il de véritables bombes volantes chargées d’hydrogène liquide pour nous arracher à l’attraction terrestre. Or, plus une civilisation est avancée moins sa technologie est perceptible, elle s’harmonise avec les lois et rouages cosmiques. Il nous faut donc imaginer un savoir où «science» et «spiritualité» fusionnent.
Le Merkaba, abordé essentiellement sur le plan spirituel, dépasse ce cadre, en réalité. Il signifie littéralement champ lumineux (Mer), Esprit (Ka) et corps humain (Ba). La réunion des 3 peut transporter l’esprit et le corps physique d’un monde à l’autre. Pourquoi et comment? Activé, le Merkaba engendre 2 champs électromagnétiques tétraédriques, deux pyramides imbriquées dont une inversée tournant sur le même axe mais en sens opposé autour de l’individu. L’esprit active ces champs, physiquement, au même titre que nous générons la réalité spatio-temporelle par l’interprétation de simples fréquences. Une fois activé et accéléré à un seuil lumineux, il isole littéralement l’individu des constantes physiques de son environnement. C’est le corps physique même qui n’est plus soumis à la gravitation. L’esprit pilote alors un véritable engin spatial individualisé. Il peut, à gré, passer de Mars à la planète Terre par exemple. La race simiesque décrite par Richard Hoagland a pu utiliser ce type de «transport» interplanétaire. Nous n’aurions alors comme trace de ce voyage, ni fusée, ni soucoupe, ni base de lancement ou centre de contrôle.
Si cette «spiritualité scientifique» ou «science spirituelle» se joue des constantes physiques de notre espace temps, alors excavation, transport de bloc de centaines de tonnes et constructions gigantesques étaient réalisables. Générer un champ antigravitique par l’esprit ou modifier la structure intime de la matière pour la découper à gré ne laissent que peu ou pas de traces technologiques. Les seules traces visibles sont les ouvrages titanesques tels que le Sphinx, son temple et des cités souterraines insondables.
Nous nous sommes tant attachés à la réalité matérielle, que nous en avons oublié notre potentiel quasi infini. Nous recherchons dans les techniques matérielles ce que notre propre esprit pourrait faire s’il pénétrait harmonieusement les rouages immuables des lois cosmiques. «En réalité, lever une montagne avec le gros orteil est facile» affirme le Bouddha dans le Saddharma Pundarika Sutra.
Frédéric Morin
Sources : NEXUS n°33, sous les pyramides vestiges géants d’une science avancée, www.sens-de-la-vie.com, www.finart.be/UfocomHp/archeo.htm, documentaire ZDF Expédition Rätsel in Stein Die Sphinx, http://www.finart.be/UfocomHq/japzig.htm, documentaire NBC «le Mystère du Sphinx», Serpent in The Sky de John Antony West, Hoagland’s Mars vidéo : The Un Briefing, The monuments of Mars, A city of the Edge of Forever de Richard C. Hoagland, Two Third de David Percy.

LE VISAGE DE LA TERRE
•«Un mythe vieux de 5000 ans!»
En Crète, on trouve une montagne qui a la forme d’un visage contemplant le Ciel. Ce site est parfaitement connu depuis la nuit des temps. Il s’agit du Mont Youchtas , au sud-est d’Héraklion. Pour les Etéo-crétois (vrais crétois), c’est le visage de Zeus contemplant son grand-père Ouranos. Vu sous un certain angle, il y a bien un profil, c’est incontestable. Le mythe crétois de la «naissance» de ZEUS implique son arrivée par la voie des airs, par la voie d’Ouranos (le Ciel), à travers son Père Cronos, le Temps, jusqu’à la Terre, Gaïa. Ce mythe est, au moins, commun (si ce n’est fondateur) avec ceux véhiculés par toutes les religions de la planète.
Les crétois croient en une Vie dotée d’une «force supérieure» venue du cosmos qui naquit précisément en Crète. Certains ont donné à celle-ci les noms de divinités que nous retrouvons dans tous les panthéons terrestres.
Ce visage de Zeus est-il censé nous rappeler nos origines cosmiques lointaines ?
Un des anciens noms de la Crète est précisément «CYDONIA», nom choisi par la Nasa pour la région du visage de la planète Mars. Sans doute une simple coïncidence…
© Morphéus 2004

 

 

www.morpheus.fr

2007/5/8

TRAITE NEGRIERE : L'association EURAFRICA demande réparation pour développer l'Afrique...

TRAITE NEGRIERE :

 L’association EURAFRICA demande réparation

pour développer l’Afrique

 

 

La traite négrière a eut des conséquences dramatiques sur le continent africain. C’est pourquoi, l’association Eurafrica demande une compensation financière pour le préjudice subi. Ainsi, elle demande à la manière des juifs victimes de la shoah, une indemnisation pour le continent. Car, les africains doivent aussi profiter du droit international qui a créé un précédent en indemnisant les juifs.


A l’instar des juifs victimes de la fureur nazie pendant la seconde guerre mondiale, l’association Eurafrica, milite pour un dédommagement du continent pour l’énorme préjudice qu’elle a subie durant la traite négrière. Ainsi, pour compenser les conséquences morales et financières, « l’Afrique doit être dédommagée » a déclaré, Alain Coutte, fondateur de l’association, hier au cours d’une rencontre avec les journalistes. Car, selon lui : « Israël a créé un précédent dans le droit international en obtenant réparations pour les crimes commis par les nazis, donc les africains doivent aussi en profiter ». Car, « sans vouloir faire de comparaison, il n y a pas de raison que les pays africains, même constitués après la traite n’obtiennent pas des réparations » a renchérit M. Coutte, ce français, d’origine juive, né au Sénégal, (dans le Saloum), avant de poursuivre : « il faudrait maintenant que les africains profitent du droit international ». « Le droit international a fixé en effet, à 9000 dollars par tête le dédommagement des juifs victimes de l’holocauste. Et si on appliquait ce même taux, le continent obtiendrait 2500 milliards de dollars, soit le montant correspondant à la dette africaine ». Pour lui donc, soit les pays bénéficiaires de l’esclavage à l’époque indemnisent le continent à la manière des juifs, soit on efface la dette africaine. En tant qu’historien, il affirmait que les traites négrières (atlantique et orientale) ont fait périr entre 63 et 610 millions d’africains. Par ailleurs, l’association Eurafrica a un important projet pour lutter contre la pauvreté. Et cela, avec des techniques simples. C’est pourquoi, elle ambitionne d’implanter dans chaque village du pays, des pompes à eau à pédales. Ces pompes fabriquées au Sénégal et qui sont faciles à utiliser vont aider les paysans. En effet, avec ces dernières, les populations rurales pourront pratiquer l’irrigation et cultiver toute l’année. Elles pourront cultiver la Jatropha. Car cette plante leur fournira des revenus, mais permettra aussi à l’Etat de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole. En dehors du volet agricole, l’association ambitionne de lutter contre le tourisme sexuel, pour ne pas faire du Sénégal une autre Thaïlande. Enfin elle compte sur la vente de ses produits dérivés, pour fournir du matériel agricole aux paysans.



Par Norbert DIENE

www.lemessager.sn

Elections françaises: Non à la caricaturisation de l'Afrique...

 

 

 

Elections françaises :

Non à la caricaturisation de l’Afrique

 

Au moment où les français viennent de porter à leur tête Nicolas Sarkozy, la Ligue internationale des journalistes pour l’Afrique (Lijaf) condamne la manière dont ont été traités les sujets relatifs au continent noir.

La Ligue internationale des journalistes pour l’Afrique (Lijaf) dénonce fermement la caricaturisation de l’Afrique lors du débat télévisé du 2 mai 2007 organisé par la chaîne de télévision française TF1. L’Afrique a été, au cours de cette émission où débattaient les deux candidats en lice pour le second tour du scrutin présidentiel français du 6 mai, M. Nicolas Sarkozy et Mme Ségolène Royal, réduite au Darfour et à l’immigration clandestine.

Cette présentation caricaturale d’un continent en pleine émergence économique et politique, est totalement inacceptable, et moralement condamnable car, outre qu’elle contribue à perpétuer dans l’imaginaire collectif la fausse image d’un continent en conflit et dont la jeunesse évaluée par l’un des débatteurs à plus de 400 millions d’âmes menacerait la France d’invasion, est susceptible de participer à entretenir autour des communautés africaines établies en France un climat d’intolérance dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Le peu d’espace accordé à l’Afrique, au cours de ce débat, traduit aussi, par ailleurs, le peu d’intérêt que représente l’Afrique pour le/ou la future Président _ de la France, si ce n’est le mépris pour un continent dans lequel des entreprises françaises réalisent leurs meilleurs retours sur investissements.

La Ligue s’étonne du silence des intellectuels africains sur cette défiguration de l’Afrique. Elle exhorte, par conséquent, les intellectuels africains, les médias du continent et les organisations de la société civile, ainsi que les gouvernements engagés dans la restauration de la dignité africaine, à protester contre la perpétuation des stéréotypes infantilisant l’Afrique.

Elle invite les Africains à se concentrer davantage sur les actions à mettre en œuvre, par eux-mêmes et leurs organisations régionales pour sortit du sous-développement, et à se désintéresser totalement des élections présidentielles françaises, étant donné qu’aucun des candidats ne brille, de surcroît, par sa détermination à faire entrer les relations entre la France et les pays d’Afrique, dans une nouvelle ère de partenariat et non plus d’assistance.

La Ligue met en garde contre tout espoir démesuré placé dans la personne du futur locataire de l’Elysée, car le débat du 2 mai a rappelé combien l’Afrique compte peu dans l’agenda politique français, et à quel point il urge, pour les Africains, notamment d’expression française qui se passionnent pour l’un ou l’autre candidat d’en tirer toutes les conséquences, en se détournant des débats franco-français pour se mobiliser davantage autour des vraies préoccupations africaines, au nombre desquelles l’exploitation éhontée des richesses du continent par des multinationales étrangères, les subventions agricoles européennes à l’agriculture qui condamne les paysans africains à la lutte pour la survie, et l’ignoble commerce des armes vendues par les fabricants et négociants européens qui alimentent la guerre au Darfour.

Par Valentin Mbougueng 

Source : MUTATIONS

www.alactu.com

Couronnement contre les odeurs chiraquiennes...

 

Couronnement contre les odeurs chiraquiennes

 

Nicolas Sarkozy à l’Elysée ! C’est la lettre prémonitoire de Jean-Pierre Raffarin au président de l’Union pour un mouvement populaire (Ump) qui trouve un aboutissement présidentiel au forceps. La dernière marche a été gravie, et avec quelle aisance par le candidat de la droite ! Sarkozy Président de la République française, c’est un homme particulièrement problématique qui prend les destinées d’une France malade sous plusieurs angles. Sarkozy Président, c’est également, et surtout, l’aboutissement d’une entreprise de droitisation outrancière et raciste de la vie politique française qui prend forme et contenu. La victoire du fils d’immigré hongrois est large, la participation des électeurs massive, l’abstention réduite à sa plus simple expression. Jacques Chirac, en dénonçant en juin 1991 la volée d’odeurs et de bruits dans les foyers immigrés parisiens, avait inconsciemment lancé la course folle contre les étrangers. «Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs (…) Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs (Ndlr : environ 2 300 euros), et qui voit sur le palier à côté de son Hlm, en tassée une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs (Ndlr : environ 7 600 euros) de prestations sociales, sans naturellement travailler… Si vous ajoutez le bruit et l’odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela.»

Ces propos de celui qui reste président jusqu’au 16 mai avaient une justification officieuse : la classe politique entière était passée sous influence lepéniste, un engrenage à la fois raciste et populiste qui, pendant vingt ans, rapprocha les postures et les discours du giron idéologique incarné par Jean-Marie Le Pen, le Front national et la mouvance d’extrême droite. Un engrenage qui engloutit même la gauche, car Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant, deux ministres de l’Intérieur…socialistes, embarquèrent, comme le fit Charles Pasqua, des centaines d’immigrés dans les Charters à destination de l’Afrique. La normalisation de la question de l’immigration était engagée. Il n’y aura point de retour en arrière. Et ce n’est pas un hasard si depuis trois élections présidentielles successives, la France ne cesse de renouveler sa confiance à des hommes de droite jusqu’à se donner au plus extrême d’entre eux. Nicolas Sarkozy est le symbole de l’aboutissement d’un désir d’ordre et d’une clarification identitaire fortement exprimés par une France à la fois bourgeoise et pauvre, rurale et urbaine, conservatrice et libérale. Une ambition que Le Pen n’a pu traduire en destinée faute de crédibilité, de stature et d’appareil politique consistant, en dépit de la grosse velléité révolutionnaire du 21 avril 2002.

L’on savait que la France est sociologiquement majoritaire à droite, on sait maintenant qu’elle a envie que les idées dites d’extrême droite trouvent leur place au quotidien dans un mouvement qui ne fera plus d’une question comme celle des banlieues un enjeu national. Les Français ont fait un choix politique clair et sans fioriture, en attendant de le confirmer aux législatives du mois prochain. Sarkozy devra en tirer toutes les conséquences pratiques au risque de déchanter. Sa victoire est d’abord idéologique.

Par Momar DIENG

www.lequotidien.sn

Afrique / France : Ce qui ne va jamais changer...

Afrique/France :

Ce qui ne va jamais changer

 

Les électeurs français ont fait leur choix. Mais les peuples d’Afrique francophone ne sont pas dupes : plus ça change, plus c’est pareil au pays du Général de Gaule pour lequel la France n’a pas d’amis, mais des intérêts. Il ne faut donc pas s’attendre à de réels bouleversements dans les rapports entre l’Hexagone et nos pays suite à cette présidentielle.

Mais la France peut-elle vraiment lâcher l’Afrique ? A quels changements s’attendre ?

En dépit des déclarations à l’emporte-pièces enregistrées durant la campagne électorale, nous devons nous attendre à encore moins de changements dans les rapports entre le nouveau chef de l’Etat français et les princes qui nous gouvernent.

Nous voyons difficilement comment le nouveau locataire résistera au lobbying des défenseurs des intérêts néo-coloniaux. Oserait-il vraiment ignorer le règne français sur les marchés tropicaux ? Surtout en ce qui concerne les matières premières et tant d’oléagineux de chez nous qui font le bonheur des industriels de l’Hexagone : bois, coton, café, arachide, cacao, pour ne citer que ces derniers ? Quid des chefs d’Etats africains reconnus comme véritables alliés de l’Elysée ? Le nouveau président français se risquerait-il à affronter les réseaux de l’ombre, tous ces cercles ésothériques qui font le lit des intérêts français ?

L’expérience nous a toujours montré que les dirigeants français, de droite ou de gauche, n’ont jamais su tourner dos aux intérêts de la "Douce France", encore moins ignorer les réseaux influents. Parce qu’ils savent pouvoir compter dans nos pays sur des élites sans aucune crédibilité, mais surtout sans dignité. Des acteurs politiques et économiques qui ont capitulé depuis longtemps devant les exigences du combat pour la réhabilitation des intérêts africains.

Ainsi, nos gouvernants et leurs proches pourront toujours continuer en toute impunité à sucer le sang de nos peuples. Ils pourront paisiblement gonfler leurs comptes bancaires en Occident, se faire traiter pour le moindre mal dans les cliniques les plus huppées, puis se dorer sur la Côte d’Azur ou prendre des vacances bien méritées dans des châteaux acquis on ne sait toujours comment. Cela, pendant que nos malades sont sans soins, nos enfants sans écoles, nos femmes et nos personnes âgées sans assistance adéquate, nos braves producteurs sans soutien conséquent, et nos travailleurs abandonnés à leur triste sort.

Il faut se rendre à l’évidence, l’Elysée ne cédera jamais sur certains points. D’abord, nos pays constituent de véritables chasses gardées pour l’ancienne métropole qui cherche à s’imposer dans une Europe en construction et qui éprouve des difficultés à se frayer un chemin dans la mondialisation.

Ensuite, la France voudra toujours tenir en laisse, au plan international, sa horde d’Africains qui le valorise et lui sert de monnaie d’échange lors des grandes rencontres internationales. Chirac comme Mitterrand, tous leurs prédécesseurs, ont bien chanté l’Afrique sur les places internationales...pour mieux vendre leur diplomatie, nous faire patienter le temps qu’il faut, et passer à autre chose. Pourquoi les choses devraient-elles vraiment changer aujourd’hui ?

Ils sont bien loin les sommets de Cancun, de La Baule, etc. Avec leurs professions de foi ! Elle est bien alléchante, la décision de prélever un pourcentage sur les tarifs des billets d’avion au profit, dit-on, de nos pays pauvres. Mais que ne nous a-t-on pas promis ? Que n’a-t-on pas vu ? Et surtout, quelle maîtrise avons-nous réellement de nos propres affaires ?

Au fait, ont-ils vraiment tort, ces dirigeants français qui savent si bien défendre les intérêts de l’Hexagone ? Tout au plus, pourrait-on leur reprocher de pactiser avec des dirigeants sans égard pour les peuples qu’ils sont censés représenter ?

A nous d’en finir avec ces quarante ans de fausse philanthropie. Prendre résolument exemple sur les pays asiatiques qui ont su rompre ces liens de dépendance avant de parvenir à s’affirmer au plan économique.

Dans ce monde où la solidarité ne vaut que par le contenu que lui prête la démagogie, il nous faudrait surtout travailler à leur faire prendre en considération la solidarité des peuples, celle à laquelle la société civile bien organisée nous habitue de jour en jour. La preuve est désormais faite sur le terrain : la coopération directe entre citoyens est bien plus concrète et prometteuse que celle à laquelle les discours des officiels nous ont habitués depuis bientôt cinquante ans ! Il nous faut agir de manière à renforcer cette coopération entre les peuples français et africains avec peu d’intrusion de la part des pouvoirs étatiques.

Nous devons également lutter pour plus de rapports justes au plan bilatéral et multilatéral. Autre impératif : mettre fin à toute forme de vassalisation. L’Afrique doit savoir ce qu’elle veut et l’affirmer, cesser de jouer aux grands enfants et aux pleurnichards. L’Occident n’en a fini ni avec ses propres problèmes ni avec ses contribuables. Plutôt que de continuer à toujours compter sur lui, il nous faut renforcer la coopération Sud-Sud, notamment en considérant la disponibilité de partenaires éventuels comme le président Chavez du Venezuela qui fait des clins d’oeil en direction du continent.

Finalement, à moins d’un miracle, les Africains doivent s’attendre au statut quo dans les relations avec Paris. Sans vouloir baigner dans un pessimisme effroyable, nous devons toutefois admettre que, tant que seront maintenus en l’état ces liens de dépendance vis-à-vis de l’Occident, la plupart de nos pays continueront à végéter, et à demeurer des néocolonies.

Il nous appartient de nous réveiller, car il sera bientôt trop tard. Nos villes se vident de plus en plus de nos jeunes qui ont perdu repère et confiance. Désormais, ils n’ont d’yeux que pour l’Occident qu’on leur vend à coups de feuilletons, de gadgets publicitaires et de magazines bien ciblés. Nos campagnes, nos villes et leurs banlieues sont envahies par des produits qui supplantent ceux de nos producteurs. Nos fonctions publiques sont en proie à la médiocratie, au laxisme et au clientélisme, si elles ne sont pas tout simplement désertées.

Nos secteurs privés ploient sous le poids de la concurrence déloyale et de l’inefficacité. En particulier, nos petites et moyennes entreprises manquent cruellement de capitaux, cependant que le monde de l’informel se cherche. Dans son ensemble, les peuples africains souffrent des carences d’une gouvernance qui n’a que trop brillé par son incurie, ses injustices et sa démission. Il est temps que cela prenne fin ! A nous d’être plus responsables. La solution se trouve en Afrique. Pas à l’Elysée.

Le Pays

www.lefaso.net

2007/5/5

Les raisons pour lesquelles Israël m'en veut...

Les raisons pour lesquelles Israël m’en veut

 
Je suis un Palestinien, né à Nazarath, je suis citoyen israélien et jusqu’à il y a un mois, j’étais député au parlement israélien.

Mais désormais, par un de ces ironies de l’histoire qui ne manque pas d’évoquer l’affaire Dreyfus, en France, qui vit un juif français se faire accuser de déloyauté envers l’Etat, le gouvernement israélien m’accuse de collaboration avec l’ennemi durant la guerre calamiteuse livrée par Israël contre le Liban, en juillet dernier.

Apparemment, la police israélienne me soupçonne d’avoir transmis des informations à un agent étranger, et d’avoir été payé pour ce faire.

D’après la loi israélienne, quiconque, qu’il s’agisse d’un journaliste ou d’un de vos amis personnels, peut être qualifié d’"agent étranger" par l’appareil de l’exécutif israélien.

Ce genre d’accusation peut conduire à l’emprisonnement à vie, voire à la peine capitale.

Ces allégations sont ridicules. Inutile de préciser que le Hezbollah, l’ennemi d’Israël au Liban, a réuni, tout seul, comme un grand, bien plus d’informations concernant Israël qu’un quelconque député arabe à la Knesset n’aurait pu lui en fournir.

De plus, contrairement à ces gens, au parlement israélien, qui ont été impliqués dans des violences, je n’ai jamais recouru à la violence, ni participé à une quelconque guerre. Mes instruments de persuasion, en revanche, sont simplement les mots, dans mes livres, mes articles et mes discours.

Ces accusations répandues avec tambour et trompettes, que je rejette et que je dénie catégoriquement, ne sont que le dernier avatar d’une série de tentatives de me réduire au silence, moi et d’autres impliqués comme moi dans la lutte des citoyens arabes d’Israël en vue de vivre dans un Etat de tous ses citoyens, et non dans un Etat [comme actuellement, Israël, ndt] qui accorde aux juifs des droits et des privilèges qu’il dénie aux non-juifs.

Quand Israël fut créé, en 1948, plus de 700 000 Palestiniens en furent chassés, ou s’enfuirent, terrorisés. Ma famille se trouvait parmi la minorité qui échappa à ce sort funeste et demeura dans le pays où nous vivions depuis très longtemps.

L’Etat israélien, créé exclusivement pour des juifs, s’ingénia immédiatement à faire de nous des étrangers dans notre propre pays.

Durant les dix-huit premières années de l’existence d’Israël, bien qu’étant citoyens israéliens, nous avons été soumis à un régime militaire, et nous avons été contraints d’exhiber nos papiers d’identité spéciaux lors de nos moindres déplacements.

Nous avons vu des villes juives israéliennes pousser comme des champignons sur les ruines de villages palestiniens détruits.

Aujourd’hui, nous représentons un cinquième de la population totale d’Israël. Oh, certes, nous ne nous abreuvons pas à des fontaines séparées, ni nous ne sommes contraints de nous asseoir au fond des autobus.

Nous votons, et nous pouvons être élus au Parlement. Mais nous sommes en butte à une discrimination légale, institutionnelle et informelle, dans tous les domaines de notre existence.

Plus de vingt textes de loi israéliens privilégient de manière explicite les juifs par rapport aux non-juifs. Ainsi, la loi dite "du retour" reconnaît automatiquement la citoyenneté israélienne aux juifs venus d’où que ce soit dans le monde entier.

Pourtant, les réfugiés palestiniens se voient encore dénier leur droit à revenir dans le pays qu’ils furent contraints à fuir en 1948.

La loi fondamentale sur la Dignité humaine et les Libertés, ainsi que la "Déclaration des droits" d’Israël donnent de l’Etat la définition d’un Etat "juif", et non d’un Etat de tous ses citoyens. Ainsi, Israël est plus fait pour des juifs habitant Los Angeles ou Paris que pour ses habitants indigènes palestiniens.

Israël reconnaît lui-même être un Etat d’un groupe religieux particulier. Quiconque est attaché à la démocratie reconnaîtra immédiatement qu’une citoyenneté égale ne peut exister, dans ces conditions.

La plupart de nos enfants fréquentent des écoles qui sont non seulement séparées, mais de statut inférieur aux écoles israéliennes.

D’après des sondages d’opinion récents,
les deux tiers des Israéliens juifs refuseraient d’avoir pour voisin un Arabe, et près de la moitié d’entre eux n’admettraient de Palestinien chez eux.

J’ai vraisemblablement pris des gens à rebrousse-poil, en Israël. Non content de m’exprimer sur les sujets évoqués plus haut, j’ai affirmé les droits du peuple libanais et ceux des Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza à résister à l’occupation militaire illégale d’Israël. En effet, je suis incapable de voir dans ceux qui se battent pour la liberté des ennemis.

Cela peut déranger certains Israéliens juifs, mais ils ne peuvent pas plus dénier notre histoire et notre identité que nous ne saurions nier les attaches qui les lient aux juifs dans le monde entier.

Après tout, ce n’est pas nous ; ce sont bien les juifs qui ont immigré dans ce pays. A des immigrants, on peut demander de renoncer à leur ancienne identité, en échange d’une citoyenneté égale. Mais nous ne sommes en aucun cas des immigrés.

Durant mes années de mandat à la Knesset, l’avocat général m’a mis en examen pour avoir exprimé mes opinions politiques (sans mention d’aucune charge), il a exercé des pressions pour que mon immunité parlementaire soit révoquée, et il a cherché (en vain) à invalider la participation de mon parti politique aux élections.
Tout ça, parce que je pense qu’Israël devrait être un Etat de tous ses citoyens, et parce que j’ai pris la parole afin de dénoncer l’occupation militaire israélienne.

L’an dernier,
le ministre Avigdor Lieberman, un immigré de Moldavie, a déclaré que les citoyens palestiniens d’Israël "n’avaient pas leur place ici", que nous devons "faire notre baluchon et dégager".

Après ma rencontre avec un dirigeant du Hamas palestinien, Lieberman en appela à ma condamnation à mort et à mon exécution.

Les autorités israéliennes essaient de m’intimider. Et pas seulement moi, mais tous les citoyens palestiniens d’Israël. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous ne baisserons pas la tête devant un esclavage définitif sur la terre de nos ancêtres, ni nous n’accepterons d’être coupés de nos voisins du monde arabe.

Les dirigeants de notre communauté se sont réunis, récemment, afin de publier un projet d’un Etat exempt de toute discrimination ethnique et religieuse dans tous les domaines. Si nous nous détournions aujourd’hui de notre marche vers la liberté, nous livrerions les générations futures à la discrimination dont nous souffrons depuis plus de soixante ans.

Les Américains connaissent, de par leur propre histoire de discrimination institutionnalisée, les diverses tactiques qui ont été utilisées contre les dirigeants des droits civiques.

Cela va des mises sur écoute téléphonique, en passant par la surveillance policière, la diffamation politique et la criminalisation du dissentiment au moyen d’accusations fallacieuses. Israël persiste à recourir à ces tactiques, en des temps où le monde ne tolère plus de telles pratiques, qu’il considère incompatibles avec la démocratie.

Pourquoi, dès lors, le gouvernement américain continue-t-il à soutenir mordicus un pays dont l’identité et les instituions mêmes sont fondées sur une discrimination ethnique et religieuse qui fait de certains de ses propres citoyens des victimes ?

 

Par Azmi Bishara  

 

Traduction : Marcel Charbonnier

  Source :
http://www.latimes.com/    

 

www.ism-france.org 

2007/5/1

Kirk Douglas: Les Etats-Unis devraient faire des excuses nationales pour l'esclavage...

Kirk Douglas :

Les Etats-Unis devraient faire des excuses nationales

pour l'esclavage

A 90 ans, l'acteur s'exprimait en prélude à son livre

 

 

L’acteur Kirk Douglas, père du non moins célèbre Michael Douglas a récemment attiré l’attention sur lui à 90 ans. Il fait partie de ceux qui pensent que les Etats-Unis doivent des excuses aux afro-américains à cause de l’esclavage.

Il écrivait ainsi sur le site myspace, en prélude à son livre "Let’s face it" (Affrontons les faits) :

[i "J’ai écrit un livre dédié à mes petits-enfants et aux jeunes générations. Ils doivent savoir que notre pays doit faire un inventaire. Qu’est ce qui cause les attentats suicides, la corruption de nos hauts responsables politiques, les bureaucrates inefficaces qui sont incapables de traiter correctement l’ouragan Katrina, les déficits budgétaires, les patrouilles aux frontières ? Beaucoup de problèmes.

Je n’ai pas de solution facile à fournir, mais je suggère que nous cherchions à atteindre un but, celui d’avoir une nation remplie de citoyens attentionnés. Ne cherchons pas à étendre la démocratie dans le monde par la force, mais en donnant le bon exemple.

Commençons par nous excuser pour nos erreurs : Premièrement, nous devons nous excuser pour l’esclavage. Récemment les juifs ont célébré la Pessa'h, c’était la commémoration du temps où nous étions esclaves en Egypte il y a plus de 3000 ans.

Plus récemment, des êtres humains ont été arrachés à leurs familles et leurs pays, ont été transportés très loin par bateau afin de devenir esclaves. Des milliers de jeunes américains sont morts au cours d’une guerre pour mettre fin à l’esclavage. Mais est ce que la guerre de sécession l’a arrêté ? La cruauté et la discrimination ont continué à exister longtemps après la guerre[de secession]. Les exemples sont trop nombreux pour être mentionnés. Actuellement, il y a moins de discrimination, mais la discrimination existe toujours.

Je suggère que notre progéniture travaille dans le but de pouvoir exprimer des excuses nationales pour cette erreur haineuse. Les excuses devraient être accompagnées d’un plan Marshall en Afrique. Essayons d’aider à l’élimination de la pauvreté, de la famine, des génocides et du SIDA qui affectent les pays où nous avons capturé des esclaves. Montrons au monde que nous nous intéressons vraiment aux autres et ayons le courage d’admettre nos erreurs.

Je suis encouragé de voir que la Caroline du Nord par la voix du sénat de l’Etat a exprimé ses regrets pour la pratique de l’esclavage et se soit excusée pour avoir promu la discrimination légale. Larry Shaw a dit à ses collègues sénateurs : "Déshumaniser un être humain est l’une des pires choses que vous puissiez faire."

J’espère que nos jeunes, qui sont de futurs citoyens suivront ces pas et arriveront à faire des excuses nationales envers les africains-américains. Il doit y avoir un musée national sur cette période pour rappeler au monde l’inhumanité de l’homme envers l’homme. Peut-être que dans 3000 ans, les africains-américains auront une fête fériée comme la Pessa'h, pour se rappeler qu’il fut une époque où ils étaient esclaves et que leur Moïse, Martin Luther King, les a aidé à atteindre la liberté.

Le livre de Kirk Douglas sur myspace

 

 

 

www.grioo.com

2007/4/21

Le Mozart Noir : Le Chevalier de Saint-Georges, virtuose Afro-européen du fleuret et du violon...

Le Chevalier de Saint-Georges :

virtuose Afro-européen du fleuret et du violon

 

 

Ardent défenseur des Droits de la personne et abolitionniste engagé, le chevalier de St Georges fut le premier compositeur noir de musique classique à la Cour de Louis XV en France et un escrimeur réputé invincible. À la fin de l'année 2006, à l’occasion du bi-centenaire de Mozart et du centenaire de Senghor, le Sénégal a célébré ce grand virtuose de la musique en organisant plusieurs concerts sur l’île de Gorée et à la cathédrale de Dakar. Au centre - ville de Dakar les grandes artères, notamment la « Place du Tirailleur », étaient tapissées d’affiches représentant le Chevalier de Saint-Georges. Le chef de l’État, Maître Abdoulaye Wade, a rendu ainsi hommage à ce virtuose de la musique, en honorant de sa présence le concert de musique qui a eu lieu dans la cathédrale de Dakar.

 

Genèse

 

Joseph de Bologne est le fruit des amours de George de Bologne de Saint-George, un riche planteur et d'une jeune esclave Anne, d’origine sénégalaise surnommée Nanon. Sa naissance se déroule sous des auspices heureux qui présagent un avenir radieux. En effet, il est né le jour de Noël 1745, JOSEPH de BOLOGNE alias le Chevalier de SAINT-GEORGE aura un destin hors du commun des enfants nés d’amours ancillaires.
La famille de Bologne réside aux Antilles, plus précisément en Guadeloupe depuis 1645. En janvier 1740, George de Bologne épouse Elizabeth Merican et un an plus tard, il acquiert une plantation de 50 hectares avec 60 esclaves. Il fait usage de son droit de cuissage et détourne Nanon alors âgée de 17 ans.
Le 16 décembre 1747, à la suite d'un duel, Georges de Bologne tue son adversaire,
son cousin Jean Hugues le Vanier de Saint Robert. Il se voit contraint de fuir la Guadeloupe afin d'échapper aux poursuites judicaires et surtout à la pendaison. Toutefois, il est condamné à mort par contumace et ses biens sont confisqués, selon une ordonnance en date du 31 mars 1748. Conformément au Code noir, ses esclaves sont considérés comme « biens meubles».

Paradoxalement, son épouse Elizabeth déclare sa rivale Nanon, son fils Georges et un esclave du nom de François comme ses serviteurs, afin de leur épargner d'être vendus et dispersés. Joseph arrive avec sa famille en France le 4 janvier 1749.
Grâce à leurs relations, la famille de Bologne obtient que le roi Louis XV le gracie. Georges peut retourner aux Antilles, le 2 décembre 1749. (1)

 

Une enfance dorée

 

Selon l'article 9 du «Code Noir» publié par Colbert en 1685, Joseph ne jouit pas du statut d'homme libre. C'est un « mulâtre» (2) Il n’est donc pas autorisé à porter les titres de noblesse de son père. Malgré cela, ce dernier prend ses responsabilités et lui assure une éducation à la mesure de son rang naturel. Le jeune Joseph reçoit une instruction appropriée dans le domaine des sciences, des arts, du sport et de la maîtrise des langues étrangères. Afin de parachever son éducation, son père, Georges de Bologne, décide de l’envoyer en France. Joseph débarque à Bordeaux en compagnie d’Elizabeth, l’épouse de son père. Deux ans plus tard, son père et sa mère arrivent à Bordeaux et vont s'installer à Paris le 19 septembre 1755. Son destin va complètement changer.

En effet, le «Code Noir» prévoit que Nanon, sa mère sera affranchie dès qu’elle aura mis pied dans l’Hexagone. Georges de Bologne introduit son fils dans les salons huppés de la haute société française. Il l'inscrit à l'académie d’escrime de Nicolas Texier de la Boëssière, l'un des fameux maîtres d'armes du royaume. Dans ce pensionnat pour jeunes aristocrates, les élèves reçoivent un enseignement complet le matin et l'après-midi est consacré à l'escrime, sport qui définit par excellence l'appartenance à la noblesse. Joseph de Bologne apprend l'équitation en s’entraînant aux Tuileries sous la houlette d'un maître écuyer, le chevalier Dugast. Il excelle dans tous les domaines et attire ainsi l'attention en haut lieu. En 1761, il obtient un poste de gendarme de la Garde du roi. Cette fonction lui vaut le droit de porter le titre de noblesse qui lui fut dénié à la naissance. On l'appelle désormais le Chevalier de St George, « le dieu des armes ». Durant 3 mois de l'année, il est au service de sa majesté et le reste du temps il poursuit ses études. Il étudiera durant six ans à l'académie de la Boëssiere. Sportif accompli, bon danseur, cavalier d'élite, le Chevalier de Bologne force l'admiration de son biographe Emil F. Smidak qui écrit :

« On le voyait souvent traverser la Seine en nageant d' un seul bras, et au patinage, son adresse surpassait celle de tous les autres, En tirant au pistolet, il était rare qu' il manquât son but» F. Smidak. Joseph Boulogne nommé Chevalier de Saint-George, cité par C. Ribbe.)

 

Une fine lame : La « chevalière d' Eon»

 

Le chevalier de Saint-George, escrimeur réputé croise le fer avec presque tous les tireurs de l'Europe. Il les défie tous que ce soit Maître Picard, maître d'armes à Rouen ou l'escrimeur Italien Gian Faldoni ou la chevalière D'Eon, cet escrimeur travesti en femme et agent secret de la couronne. De cette rencontre naîtra un opéra-comique qu'il intitule « la Fille-Garçon». Le Chevalier de Sain-George acquiert ainsi une réputation outre-Manche, car le combat avec d'Eon a lieu à Londres. Il écrit également une comédie musicale à cette époque pour enfants « Aline et Dupré ou le marchand de Marrons », qu’il jouera pour la première fois le 9 août 1788.

 

Le chevalier de Saint Georges et la cour de Versailles

 

Sa passion pour la musique demeure cependant son violon d'Ingres. LE chevalier de Saint George maîtrise le violon et le clavecin. Sous la direction de François-Joseph Gossec, son maître de musique, il s’initie à la composition d'œuvres musicales. En 1769, il devient premier violon au «concert des amateurs », un orchestre créé par Gossec. Il commence dès lors à écrire ses propres partitions: sonates, concertos, symphonies, comédies musicales etc.… En 1773, il succède à François-Joseph Gossec et devient, en 1775, le directeur de musique de la reine Marie-Antoinette. Il joue à plusieurs reprises à la Cour de Versailles où il est considéré comme l'un des favoris de Marie-Antoinette. A partir de 1779, elle l'invite à venir faire de la musique avec elle, ce qui suscite la jalousie de maints courtisans et des actes de violence sont perpétrés sur sa personne. Le chevalier de Saint-George est agressé une nuit par des hommes de Versailles qui tentent de l’assassiner. Cependant sa notoriété s'accroît, le sobriquet de dandy élégant, de cavalier d'élite et de danseur émérite font de lui le musicien le plus en vogue de la Cour.

 

Le racisme en France au siècle des Lumières : 

 

Pressenti pour diriger l'Opéra de Paris, Le Chevalier de Saint George doit faire face au racisme de la Cour. En effet deux chanteuses : Sophie Arnould et Rosalie Levasseur et une danseuse, Marie-Madelaine Guimard ne tolèrent pas qu'un « mulâtre » dirige l'opéra. Elles présentent un « placet », c'est-à-dire une pétition auprès de la Reine Marie-Antoinette. Elles écrivent que «Leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettront jamais d'être soumises aux ordres d'un mulâtre ». Le Baron von Grimm mentionne dans sa « Correspondance Littéraire, Philosophique et Critique » «Une si importante considération a fait toute l’impression qu’elle devait faire »

La Cour s’incline et le poste demeurera longtemps vacant. Au siècle des Lumières, de nombreux philosophes ont contribué à développer le racisme. La plupart d'entre eux étaient persuadés de l’infériorité des Noirs. C'est ainsi que Louis Sébastien Mercier rapporte dans son « Tableau de Paris» (p.83) qu'un jour qu'il accompagnait :

 

- Jean Jacques Rousseau sur les quais, celui-ci fut pris d'un fou rire incontrôlable en voyant un Noir charbonnier,

s’esclaffant que cet homme était meilleur à sa place et qu’il n'aurait pas de peine à se débarbouiller.

(cité dans « Le Monde » du 9.1.05 compte rendu du livre de Claude Ribbe. Enquête).

- Voltaire (1694-1778) considéré comme humaniste et champion de la tolérance s'exprimait en ces termes :
«La race noire est aussi totalement différente de la nôtre que l'épagneul l'est à
l'étrier […] L'on peut dire que leur intelligence n'est pas seulement façonnée différemment de la nôtre, mais elle est de loin inférieure […] L' intervalle qui sépare le singe d'un nègre est difficile à saisir » (Essai sur les mœurs, Genève, 1755 , t. XVI, p. 269-279)
- David Hume, philosophe anglais (1711- 1776) écrivait:
« Les Nègres et en général toutes les autres espèces d'hommes sont naturellement inférieurs aux Blancs.» (Traité de la nature humaine, 1837) et.
- Friedrich Hegel (1770-1831), philosophe allemand lui fait écho :
«L'être humain noir comme une créature naturelle, sauvage, et l'Afrique comme un pays replié sur lui-même […] pays de l'enfance qui, au-delà du jour de l'histoire consciente est enveloppé dans la couleur noire de la nuit » (La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’Histoire. Paris, UG 10/18, 1965)

Le Code Noir et l'esclavage

 

Au cours de ses voyages outre-Manche, Le chevalier de Saint George avait pris des contacts avec les Abolitionnistes Anglais, membres du Parlement. En France, il rencontre Jacques Pierre Brissot de Varville, le fondateur de la «Société des Amis des Noirs» (1788) qui plaide pour l'abolition de la Traite et de l'Esclavage. Le chevalier de Saint-Georges milite en faveur de la liberté pour tous les hommes.

Le « Code noir » est selon le prof. J.P. Sala-Mollins, «Le texte juridique le plus monstrueux qu'aient produit les Temps modernes.» En effet composé au total de 60 articles, il réglementait les droits mais surtout les devoirs et les punitions que les négriers pouvaient infliger aux esclaves. Parmi elles, la peine de mort pour avoir frappé son maître (Art. 33), pour vol de cheval ou de vache (Art. 35), pour la troisième tentative d'évasion (Art. 38) ou enfin pour réunion ( Art. 16). Promulgué par Colbert, le ministre de Louis XIV, le « Code Noir » a servi à établir le statut de l'esclave. (3)

Bien que, sur le plan économique, l'Hexagone profite du système esclavagiste, la société du 18e siècle remet en cause cette institution en critiquant les abus de l'esclavage. Le roi lui-même fustige cette institution. Cependant, sous la pression des planteurs et des négriers, en 1762, la France promulgue des mesures discriminatoires à l'encontre des Noirs qui vivent sur son territoire.

 

Les planteurs-colons s’appuient sur le « Code Noir » pour présenter leurs revendications et introduire une ségrégation raciale de fait sur le sol français. Ils espèrent ainsi endiguer le flux migratoire des Noirs vers l'Hexagone. C'est ainsi que Louis XV ordonne que tous les Noirs et « mulâtres » se fassent inscrire au greffe de l'Amirauté, afin de se faire délivrer des papiers d'identité. Nanon se rend en compagnie de La Boëssière à l'amirauté pour inscrire son fils et lui épargner une telle discrimination.

Les unions interraciales sont interdites pour les Africains ou les personnes d'origine africaine arrivées sur le sol français avant le 9 août 1977. Or, le milieu dans lequel évolue Le Chevalier de Saint George est composé essentiellement d’Européens. Il n'a aucune chance de pouvoir se marier. La réputation de séducteur qu'on lui attribue relève plus de préjugés, de jalousies et de mesquinerie qu'elle ne correspond à la réalité du moment, car le climat raciste de l'époque lui interdit toute relation avec une femme blanche, même s’il a conquis le cœur de plusieurs dames, entre autres, celui de la reine, Marie-Antoinette.
L'engagement de la « Société des Amis de Noirs » et les mouvements d’insurrection dans les îles portent fruit. En effet, le 4 février 1794 la Convention abolit l'esclavage dans les colonies.

 

Le virtuose

 

Entre 1773 et 1780, le chevalier de Saint- George compose douze concertos pour violon, deux recueils de quatuors, des symphonies et trois sonates pour violon. Le 12 octobre 1778, il fait jouer « la Chasse », sa seconde comédie musicale, qui connaît un accueil enthousiaste. La presse l’encense et le public l'ovationne. En 1777, Madame de Montesson, compagne du Duc d'Orléans, l'engage  comme directeur de son théâtre privé au Palais-royal. Il y présente sa troisième œuvre lyrique «L’Amant anonyme », le 8 mars 1780. La même année, il écrit la musique d’«Ernestine », une comédie à ariettes en trois actes.

Claude Ribbe estime que vers 1778,LE Chevalier de Saint-Georges se trouve au summum de sa carrière et qu’il a influencé Mozart. La partie finale de la musique du ballet « Les petits riens » écrit par Mozart et jouée par l'Académie Royale de musique reprend en partie un concerto composé quelques mois auparavant par Le Chevalier de St. Georges (cf. Ribbe son livre). Saint-Georges côtoie les musiciens de son époque, entre autres, Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart. Ce dernier refusera, en 1778, de jouer pour l’orchestre que dirige Le chevalier de Saint Georges. Paradoxalement, Mozart ne le mentionne nulle part dans ses «Correspondances», volume de ses lettres de l’époque. Joseph Haydn écrira pour Saint Georges les « symphonies parisiennes » (82-87).et « olympiques » qu'il jouera. En 1781, « Le concert des Amateurs » est dissout. Les Francs-maçons créent un nouvel ensemble «Le Concert de la Loge Olympique». Le Chevalier de Saint George adhère à la Loge du Grand Orient de France et dirige cet orchestre. Il est ainsi le premier franc-maçon noir de France.

 

L’œuvre et le style du Chevalier de Saint-George

 

Son œuvre se compose de sept opéras, plus de 100 concertos, trois symphonies, douze quatuors à cordes, et plusieurs sonates.
Opéra: « Guillaume tout cœur ou les Amis de village », opéra-comique « la Fille-Garçon» ; «Ernestine », une comédie à ariettes en trois actes Une comédie musicale pour enfants « Aline et Dupré ou le marchand de Marrons », sa troisième œuvre lyrique «L’Amant anonyme ». « La Chasse », sa seconde comédie musicale
La musique du Chevalier de Saint George est une musique douce, légère. Elle est , par instants, quasi mélancolique surtout le 11e concerto en sol majeur, opus VII No 2 et les symphonies en sol et ré majeur, opus XI no, 1 et no 2 transposent l'auditeur sur les rives lointaines de son île natale.
Le style du Chevalier de Saint George s’apparente à celui du pré-classicisme, où l’on décèle les influences de son époque. La musique baroque ne transparaît pas dans ses œuvres.

 

La carrière politique St George et la Révolution Française

 

Le 14 juillet 1789, lorsque la révolution éclate à Paris avec la prise de la Bastille, le Chevalier de Saint George se trouve à Lille. Il se fait enrôler dans la Garde nationale, d'abord comme soldat, puis en an plus tard, il est nommé capitaine. Bien qu’il soit Chef de brigade, il n’hésite pas combattre aux côtés de ses hommes de troupe. Il repousse l’assaillant autrichien à Lille avec sa « légion noire ».
C’est à Lille que le Chevalier de Saint George compose son dernier opéra : «Guillaume tout cœur ou les Amis de village.» Le 4 Août les nobles perdent tous leurs privilèges. Par prudence, Le chevalier de Saint-George renonce à la particule de son nom de famille qui le distingue comme noble.

La «Légion noire» ou légion Saint George

 

En proclamant l’égalité des personnes devant la loi, la révolution amorce le processus de la fin de la Traite négrière. Bien que la Déclaration des Droits de
L’Homme et du Citoyen de 1789, ne visait au départ que l'homme blanc «Tous les hommes naissent libres et égaux », elle aura des répercussions sur le système esclavagiste dans les îles, particulièrement à Saint-Domingue où des émeutes
d’esclaves éclatent.
Le 1er septembre 1791, l'Assemblée législative française accueille des députés noirs de St Domingue (aujourd'hui Haïti) qui veulent combattre pour les idéaux d'égalité de la Révolution. Elle approuve la formation d’un corps de mille hommes de« gens de couleur», une unité mixte de cavalerie et d'infanterie. Le 7 septembre 1792, Saint Georges est nommé colonel et chef de brigade de cette unité dénommée la « Légion Franche des Américains et du Midi », composée en grande partie d' Afro Antillais. Cette légion a vu le jour à Laon en janvier 1793. Elle entrera dans l’histoire sous le nom de « légion Saint- Georges.»
Le Chevalier de Saint George fait nommer son collaborateur Alexandre Dumas, le père de l'écrivain qui porte le même nom. (Alexandre Dumas, Les Trois mousquetaires.) Ce dernier deviendra général. Tout comme le chevalier de Saint Georges, Alexandre Dumas père est né des amours prohibées d'une esclave noire, Césette Dumas et d’un noble ruiné, le marquis Davy de la Pailleterie.
La légion noire défend la ville contre l’armée de la coalition menée par Dumouriez. Dumas et le Chevalier de Saint-George déjouent les plans de trahison de Dumouriez. Ce dernier voulait capturer Lille et marcher sur Paris.

 

Durant un laps de temps le chevalier de Saint-George fait figure de héros. Après la victoire de Lille sur les Autrichiens, en avril 1792, le Ministère de la guerre en butte aux préjugés racistes enlève les Noirs de la légion; et les affecte dans les colonies, afin de réprimer les insurrections. Le ministère met fin ainsi à la carrière du général Dumas et de tous les autres cadres noirs et métis de
l’armée. Cette brigade prend alors le nom de «13e Régiment de Chasseurs ».

 

La fin d'une idole

 

Mais le nouveau régime se méfie des aristocrates. A la suite d’une dénonciation et sans nul motif, le Chevalier Saint-Georges est arrêté le 4 novembre 1793 à Château-Thierry bien que la municipalité le soutienne. Il est destitué de son commandement et accusé d’avoir détourné de l'argent pour payer des dettes. Il est détenu à Chantilly puis au château d'Hondainville dans l'Oise. Reconnu innocent, il est libéré le 4 novembre 1793. Selon les historiens, il serait parti pour St Domingue pour participer à la révolte haïtienne.
Au printemps 1797, le chevalier de Saint-George retourne à Paris. il dirige un nouvel orchestre « Le Cercle de l’Harmonie » au palais royal. En 1799 il est atteint d’une infection de la vessie qui l’emporte le 10 juin 1799. La nouvelle de son décès fait la une de la presse. Le public lui rend un vibrant hommage. Quelques œuvres posthumes, dont un concerto et une sonate sont publiés dans les journaux. En 1802, Napoléon rétablit l'esclavage aux Antilles et à Saint-Domingue. Obnubilé par son racisme, Napoléon prend des mesures draconiennes pour que son souvenir soit effacé de la mémoire collective. Il bannit la musique du Chevalier de Saint-Georges et fait détruire ses oeuvres. Le chevalier de Saint Georges tombe dans l'oubli complet jusqu' à l'époque romantique. A la fin du 20 ème siècle, il connaît un renouveau d’intérêt.
Parmi les mesures que Napoléon décrète, il interdit aux « Noirs et Gens de couleur» le métier des armes (29 mai 1802), le territoire métropolitain (2 juillet 1802) et pour ceux qui s' y trouvaient déjà «le mariage avec des Blancs» (8 janvier 1803).

Hommage à Saint-George

 

A l’époque romantique, des auteurs lui ont rendu hommage. Ils ont pour nom Balzac, Alexandre Dumas et Edouard de Bully, dit Roger de Beauvoir, qui lui a consacré un roman adapté au théâtre. Sa ville natale Basse-Terre lui a rendu hommage en baptisant une rue de son nom et en lui érigeant un monument.

Grâce aux efforts de la Fédération nationale des Associations et Groupements originaires d'Outre-Mer, au mois de décembre 2001, la rue du Général Antoine Richepance (situé entre le 1 er arrondissement côté pair et le 8e côté impair) a été débaptisée. Elle est devenue la rue du Chevalier de Saint-Georges. Richepance fut le général qui a rétabli l'esclavage à la Guadeloupe sur ordre de Bonaparte.
TV5 Monde a diffusé le documentaire «Le Mozart Noir: rétablir une Légende », au Québec et en France, le 10 avril 2003. L’écrivain et historien Claude Ribbe a écrit un spectacle consacré au chevalier de Saint-George « Un noir à la Cour de Versailles » mis en scène par Bartabas. Il a été joué à Versailles devant 50 000 spectateurs. Ce spectacle été filmé et présenté au public des pays francophones d’Afrique le 2 janvier 2007 sous le titre « Un Noir à la cour de Versailles ».

De nombreuses associations des Départements et Régions d' Outre- Mer (Ex. DOM-TOM) mènent des recherches sur la vie et l'œuvre du Chevalier de Saint-George. .

Conclusion

 

Joseph Bologne, chevalier de Saint George, personnage talentueux, « afro-classique » selon l’expression de Claude Ribbe a marqué son époque. Sa musique a traversé le temps malgré toutes les vicissitudes de la vie pour nous parvenir
aujourd'hui dans la pureté de son charme.

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana
Professeur. Conseillère Municipale à Erlangen. Allemagne
Ecrire au Dr Herzberger Fofana

 

Remarques

 

1 :Selon le manifeste du navire, Georges est âgé de 38 ans, Nanon de 28 et Joseph, le futur virtuose de 3 ans.

2 :«mulâtre » terme péjoratif pour désigner les enfants nés d'un homme Blanc et d'une femme Noire.

3 :Le « Code noir » est le code de lois le plus immonde qui existe sur terre. Il codifiait les droits mais surtout les devoirs des esclaves ; et les châtiments qu’ils encouraient pour le moindre écart établi par les Négriers.

Le philosophe Voltaire illustre un aspect de la vie des esclaves dans son ouvrage Candide , chap. XIX.

« En approchant de ville, ils rencontrèrent un nègre étend par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite[…]
Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide qui t' a traité ainsi ?
- Oui, Monsieur […] c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année; quand nous travaillons aux sucreries et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe ; je me suis trouvé dans ces deux cas : C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. »
- ( Le Nègre de Surinam. Candide. in XVIIIe siècle Les Grands Auteurs Français du programme. Paris : Lagarde et Michard p. 167. )
4 :L'esclavage sera définitivement aboli en France par Victor Schoelcher en 1848.

 

5 : Association pour l’étude et la vie de l’œuvre du Chevalier de Saint-Georges.
www.FameuxChevalier.net
Président :Jean Claude Halley, Email : halleyjc@wanadoo.fr
Association des Amis de Joseph Boulogne 42 patio de Grand Camp
7142 Les ABYMES, Guadeloupe tel : 06 90 35 29 51
Film Le Mozart Noir documentaire sur Joseph Boulogne Chevalier de Saint-George
6 : Partitions du chevalier de Saint-Georges disponible sur le site suivant :
www.artaria.com, www.minkoff-editions.com

 

www.grioo.com

 

2007/4/17

DRAME - Etats-Unis : horreur sur le campus...

 

- DRAME -

Etats-Unis :

horreur sur le campus

 

Un tireur fou, dont on ignorait cette nuit l'identité et le mobile, a tué hier 32 personnes dans une université de Virginie

 (Etats-Unis).

Il s'est acharné sur les étudiants, les enseignants et le personnel, avant de se donner la mort.


JAMAIS tuerie n'avait été si meurtrière. Jamais, dans l'histoire des Etats-Unis, un tireur fou n'avait provoqué tel carnage. Le spectre des « school shootings », ces fusillades à l'aveugle perpétrées au sein d'établissements scolaires, traumatise à nouveau le pays.

Hier, 32 personnes ont été tuées et au moins une vingtaine blessées par un forcené, armé de deux pistolets 9 mm. Elles ont été abattues à deux heures d'intervalle dans un dortoir, puis dans des salles de classe de l'université Virginia Tech, située à Blacksburg, dans l'Etat de Virginie. Un immense campus, qui accueille 26 000 étudiants pour des cursus très variés, scientifiques, technologiques ou économiques, à 400 km au sud-ouest de Washington. « C'est une université un peu perdue au milieu de nulle part, témoigne un Français sur un forum Internet, ancien élève de V-Tech, comme les étudiants surnomment cette fac. Mais c'est très beau, les infrastructures sont super. C'est vraiment comme dans les films ! »

Un témoin affirme l'avoir vu se tirer une balle dans la tête

Impossible alors de ne pas repenser au scénario meurtrier de Columbine, survenu il y a huit ans presque jour pour jour, qui avait inspiré les films « Bowling for Columbine » de Michael Moore et « Elephant », de Gus Van Sant. Le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold, deux adolescents, avaient perpétré un massacre avec des armes à feu à l'intérieur de ce lycée, situé près de la ville de Littleton, dans le Colorado. Douze lycéens et un professeur avaient été tués et vingt-quatre autres personnes blessées. Les auteurs, Harris et Klebold, s'étaient donné la mort après leur macabre forfait. A l'époque, la fusillade avait provoqué un très vif émoi aux Etats-Unis et soulevé de nombreux débats sur le contrôle des armes à feu, la sécurité dans les écoles, l'impact des jeux vidéo, de la musique et des films considérés comme violents aux Etats-Unis. Pourtant, ce que l'on appelle des « mass murders » (NDLR : meurtres de masse) ne se cantonne pas aux rivages d'outre-Atlantique, même s'ils y sont peut-être favorisés par une législation sur les armes plus permissive. Le 26 avril 2002, à Erfurt, en Allemagne, un jeune homme de 19 ans a fait irruption dans une salle de classe du lycée Gutenberg. Armé d'un fusil à pompe et d'un pistolet, qu'il possédait légalement, il a tué 16 personnes avant de se donner la mort. Le tireur de V-Tech, lui aussi, est mort hier. Un témoin affirme l'avoir vu se tirer une balle dans la tête. Dans la soirée, les enquêteurs ont confirmé la thèse du suicide. Le campus avait été traumatisé récemment à deux reprises. En août 2006, déjà, un shérif adjoint avait été tué ici alors qu'il poursuivait un évadé de prison réfugié sur le campus. La rentrée avait été repoussée. Et cette année, depuis le début du mois d'avril, des alertes à la bombe ont par deux fois inquiété V-Tech. L'administration offrait 5 000 $ de récompense à qui permettrait l'arrestation du responsable. Virginia Tech va rouvrir ses portes aujourd'hui pour une cérémonie de deuil prévue à midi. Les cours ne reprendront pas avant demain.

BLACKSBURG (ETAT DE VIRGINIE), HIER. Une étudiante blessée est évacuée du Norris Hall, bâtiment où les victimes ont été surprises en plein cours par le tireur.  (AP/ALAN KIM.)
 
 
 

2007/4/16

Lilian Thuram accuse Nicolas Sarkozy de racisme...

THURAM : SARKOZY EST RACISTE


 

medium_thuram.jpgLilian Thuram, capitaine et figure emblématique de l'équipe de France de football, champion du monde en 1998, se rappelle au bon souvenir de Nicolas Sarkozy en l'accusant de racisme dans une interview publiée ce samedi dans le journal espagnol El Mundo.

 

Tutu n'y est pas allé de main-morte avec l'homme de la rupture et de la racaille. Il a ainsi déclaré que "la rhétorique de Sarkozy n'est pas quasi-raciste, elle est raciste".

"Il veut créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et c'est dangereux. Quand vous commencez à diviser les gens, à voir un groupe là, les Musulmans ici, les Noirs ailleurs, vous apprenez aux gens à considérer les autres comme différents".

 

medium_sarkozy-le-pen.jpgLilian Thuram qui a été nommé par Jacques Chirac membre du Haut Conseil à l'Intégration a ajouté à l'adresse du candidat UMP : "Qu'est-ce qu'être intégré ? Ma mère est française, mon père est français. Pourquoi dois-je faire quelque chose pour être 'intégré'? Parce que je suis noir. On ne se pose jamais la question de savoir si un blanc est intégré".

"La France n'a pas de problème avec l'immigration, elle en a un avec la citoyenneté. Certains Français ne pensent pas que d'autres Français le sont autant qu'eux. Si j'arrête de jouer au football demain et que je rentre en France, les gens ne me verront pas comme un Français, ils me verront comme un immigré".

 

medium_sa.jpgDepuis les émeutes de novembre 2005 Lilian Thuram et Nicolas Sarkozy sont en conflit ouvert. En pleine crise le capitaine de l'équipe de France avait reproché au ministre de l'Intérieur l'emploi du terme racaille. Nicolas Sarkozy avait répondu sans rire qu'un "milliardaire" n'avait pas de leçon à lui donner et qu'il connaissait mieux les banlieues que lui.

 

Celle huppée de Neuilly c'est certain, mais quid de la dalle d'Argenteuil ou on l'attend toujours ?

 

medium_recrutement.jpgDEVENEZ CORRESPONDANT DE

GUERRE AU NORDENSTAR

 

Par Hubdesup

www.nordenstar.com

Une vidéo raciste fait scandale au sein de l'armée allemande...

Une vidéo raciste fait scandale au sein de l'armée allemande

 

 

 © Reuters

 Une vidéo raciste fait scandale au sein de l'armée allemande

Le ministère allemand de la Défense a condamné lundi le comportement d'un instructeur de la Bundeswehr filmé lors d'une séance d'entraînement en train de dire à une recrue d'imaginer qu'elle tire sur des Afro-Américains qui insultent sa mère. /Photo d'archives//REUTERS - © REUTERS

Le ministère allemand de la Défense condamne le comportement d'un instructeur de la Bundeswehr filmé lors d'une séance d'entraînement en train de dire à une recrue d'imaginer qu'elle tire sur des Afro-Américains qui insultent sa mère.

Le porte-parole du ministère a déclaré lundi qu'une enquête avait été ouverte sur cette affaire et qu'une telle attitude était inadmissible de la part d'un membre de l'armée allemande.

Les chaînes de télévision allemandes ont diffusé durant le week-end cette vidéo amateur d'une minute et demie dans laquelle on voit l'instructeur lancer à une recrue qui va tirer au fusil-mitrailleur: "Tu es dans le Bronx, une camionnette noire stoppe devant toi et trois Afro-Américains sortent en commençant à insulter vraiment ta mère (...) Maintenant à toi de jouer!"

La Bundeswehr est confrontée depuis quelques mois à des scandales qui ont terni son image, notamment la publication de photos de soldats allemands en train de poser devant des crânes humains en Afghanistan.

 

www.lepoint.fr

 

2007/4/13

Les logements d´étudiants africains incendiées en plein sommeil...

Les logements d´étudiants africains

incendiées en plein sommeil

 

 

Correspondant particulier – Brésil - Des étudiants africains de l´Université de Brasília (UnB) ont été victime d´action raciste et criminelle dans la nuit du mercredi dernier. Aux environs de quatre heures du matin, au moment ou tout le monde est dans les bras de Morphée, les portes de trois appartements du bloc B du campus social de la cité universitaire (Casa do Estudante) ont été incendié.

 

 

Les étudiants se sont réveillés avec une forte odeur de la fumée qui s´est vite répandue dans les couloirs. Des bruits d´explosion ont été aussi entendu, ce qui veut dire que c´est possiblement une bombe à fabrication artisanale. Les responsables de ce crime ont eu le temps de se débarrasser aussi des extincteurs d´incendie qui se trouvaient au 1º et 3º étage pour empêcher que le feu soit vite éteint. Toutes les portes ou habitent des africains ont eu leurs portes marquées avec des croix rouge, symbole de la croix bigamée.

L´un des victimes de la bande est Samory de Souza, étudiant en 3ème année d´Administration des entreprises qui partage son appartement avec trois autres amis et compatriotes bissau-guinéens raconte que l´un d´entre eux s´est brusquement réveillé avec la fumée et avec le désespoir, a alerté les autres résidents. « Je me suis réveillé parce que mon ami nous a averti sur la fumée. Désespérés, nous nous sommes jetés par la fenêtre d´une hauteur de plus de 12 mètres pour chercher les extincteurs. Malheureusement, seul un fonctionnait qui se trouvait au 3º étage », dit-il à la presse.

Plus de peur que de mal du coté l´appartement 105 ou logent deux sénégalaises à savoir Racky Sy et Colette Thiam, étudiantes respectivement en Lettres et Architecture. Le feu a consommé presque leur porte. Pour Racky, les incendies prouvent que le racisme existe dans l´enceinte du campus de UnB. “Sans aucune doute, ceci est motif du racisme”, selon elle. Devant les micro de la télévision record, elle a déclaré : « nous sommes venus pour étudier et non retourner au pays dans des cercueils ». Les deux réclament le manque de vigilance dans la cité universitaire. “Ici, il n y a pas de sécurité surtout la nuit, et quand on trouve un vigile, il est entrain de dormir profondément”, pense Racky.

L´existence du racisme décrié

Les manifestations de racisme sont communes dans le campus social. Le mois passé, les couloirs ont été peints avec des phrases de reniement aux africains comme « Fora os estrangeiros » (sortez les étrangers). A l´occasion, selon les étudiants, la direction de l´UnB a eu le soin de dire que la situation a été réglé. Selon Mlle Thiam qui a parlé au journal Correio Brasiliense, elle déclare : « Nous avons porté l´affaire devant l´administration. Ils ont été là quand il n y avait personne pour peindre les murs. Ils nous ont dit que l´image de l´institution doit être préservée et que des problèmes comme ceux-ci doivent être régler amicalement ».

Les étudiants africains de Brasília racontent qu´il y a deux années, des phrases racistes sont communes et que des plaintes ont toujours été enregistrées sans suite. Le personnel administratif a été indexé de laxisme par certains étudiants africains. Ces derniers révélant que le personnel ne les prenaient pas au sérieux dans leur plainte parce qu´ils exagèraient. Il a été dit aussi que les auteurs de ces incendies sont aussi des étudiants brésiliens qui cohabitent avec des étrangers dans le même pavillon. La police fédérale est entrain de faire des investigations du cas puisque des noms ont été cités.

Limite

De l´avis avec le président de l´association des habitants de campus social plus connu sous le nom de Ceu (Casa de Estudante), Geraldo Marques dos Santos Junior, les conflits entre quelques étudiants brésiliens et africains sont communs.

Mais, il a informé qu´il n´a jamais eu de gravité dans ce sens. “Cette fois-ci, la menace de mort a été presque consommée. Dans un des appartements, il pouvait avoir de la tragédie puisque la bouteille de gaz se trouve juste à coté de la porte”, dit-il. “Je n´ai pas de doute que ce cas est une attitude raciste de quelqu´un qui habite dans le campus de UnB. Ce fut la limite et il nous faut combattre le racisme qui existe dans l´université de Brasília ”, selon lui.

La société estudiantine indignée

Lors du point de presse dans l´aprés-midi du mercredi dernier, le recteur de UnB, le professeur Timothy Mulholand a confirmé le soupçon sur des étudiants brésiliens dans l´attaque dans la nuit du mardi au mercredi. Il a affirmé que l´institution a été le théatre d´une bataille entre étudiants africains et leurs homologues brésiliens. Le malentendu se serait produit en novembre de l´année dernière et les deux étudiants ont été punis.

Le recteur qualifie l´incendie comme um acte terroriste. “L´UnB a été victime d´un attentat. La démocratie brésilienne a souffert un attentat et les étudiants africains à un attentat d´homicide. Il affirme que le Brésil est un pays raciste et que l´UnB est une université de l´âme raciste. Les Africains ont été délogé de leurs logements pour les placer dans d´autres qui se trouvent dans le même campus social et auront désormais l’escorte de la police.

Le recteur a également dit que tous les 98 appartements (pavillons) ont des vigiles. Mais, dès maintenant, le maintien de l’ordre sera renforcé. "Il sera placer dans chaque étage um homme de sécurité", a garanti. L´UnB a déjà ouvert une enquête administrative. Les coupables peuvent être punis avec la suspension et jusqu´à même l´expulsion de l´université. Selon le conseiller en communication de l´université, le campus compte actuellement environ 400 étudiants étrangers, 110 d´entre eux sont au premier cycle. Environ 300 étudiants ont protesté ce mercredi dans l´enceinte de l´université ou ils ont été reçus par le recteur dans l´auditorium. Ils exigent de la punition des coupables et des mesures de sécurité pour les étudiants étrangers, ainsi comme la création d´un centre de regroupement pour les africains de l´UnB et d´offrir des disciplines qui traitent sur l´histoire de l´Afrique dans le cursus du 1er cycle pour les étudiants brésiliens. Ce que tout africain sait déjà sur le passé du Brésil, le cap-verdien Lino Moniz l´a résumé en une phrase. “Nos parents ont travaillé gratuitement pour construire ce pays. Aucun étranger ne se sent en sécurité dans ce campus”.

La situation raciale au Brésil

L´incident de l´UnB s´est produit le lendemain après la déclaration de madame Matilde Ribeiro, ministre de la Promotion et de l´Egalité Raciale (Seppir), dans les ondes de Bbc Brésil, en affirmant que c´est normal qu´un noir s´insurge contre un blanc. Son interview a été diffusée presque dans tous les organes de presse comme si elle était le point de départ des événements de l´université de Brasília comme aiment dire certaines franges de la société. Le recteur Timothy Mulholand a été catégorique en écartant toute possibilité la liaison avec ses deux épisodes. “Ce serait une liaison irresponsable” a déclaré à la Bbc Brésil. »

Dans un entretien aprés les événements de ce mercredi, la ministre qui est noire, affirme qu´elle a fait cette déclaration “dans un contexte beaucoup plus ample”, mais de n´importe quelle forme, elle aimerait se “repositionner”.

Dans l’entretien accordé à nos confrères de la Bbc Brésil, pour rappeler les 200 années de l´interdiction du commerce d´esclaves par l´empire britannique, qui a été comme point de départ pour la fin de l’esclavage dans le monde entier, elle dit que "ce n’est pas du racisme quand un noir s’insurge contre un blanc". "La réaction d’un noir de ne pas vouloir coexister avec un blanc, est une réaction normale. Celui qui a été battu durant toute vie, n’a pas l´obligation d´aimer celui qui l´a torturé", a t-elle affirmé. Matilde indique que ça va tarder jusqu’à ce que la politique publique implantée dans les dernières années pour donner des résultats concrets et réduire la différence économique et sociale entre les populations blanches et noires du pays. "Nous avons toujours beaucoup à faire", affirme, énumérant les actions qui avaient été déjà commencé, comme dans le secteur de l’éducation et de la santé. Elle a indiqué que, néanmoins « l’abolition de l’esclavage est arrivé tardivement au Brésil, aujourd’hui le pays a l´une des législations les plus avançées du monde en relation aux droits égaux, mais il manque encore un changement d´attitude de la société”.

Tout aussi comme Madame Ribeiro, l´anthropologue João Batista Borges Pereira a parlé avec la Bbc en disant que la polémique provoquée par les déclarations de Matilde Ribeiro fait tomber les masques de l´ilusion qu´il existe dans ce pays une harmonie raciale.

Le recteur trouve inacceptable que des étudiants ne peuvent pas cohabiter en paix dans une université. Son lui, son institution a été la première université fédérale a créer des quotas pour les noirs brésiliens trés défavorisés dans le système éducatif. Depuis 2004, 20% des places au baccaleauréat sont réservées au noir. Cette politique est appelée quota ou discrimination positive.

L´enquête débutée

La police fédérale est entrée dans la danse et va investiguer le crime de l´UnB, mais c´est trés tôt pour affirmer qu´il s´agit d´un acte raciste. Le crime a eu lieu le même jour ou une greve est déclanchée au niveau de la Polícia Fédérale par ces agents.

Dans une intervieuw collective réalisée au siège de la police fédérale, le commissaire Francisco Serra Azul dit que seulement les investigations iront révéler les vraies intentions des auteurs. “Les investigations ont commencé aujourd´hui même et nous avons peu de preuves. Mais, avec le temps que nous aurons des éléments concrèts. Mais, avant se serait de la précipitation de notre part”, a observé M. Francisco qui est aussi tutilaire du commissariat de l´environnement et du patrimoine historique (Dmph). Certaines personnes ont été déjà entendues et devront être appelées dés demain pour des dépôts informels par la police. L’axe principal de l’enquête sera les empreintes recueillis dans les lieux qui seront comparées. La politique a déjà avancé qu’elle a un suspect. S´il y a quelconque ressemblance, les suspects auront la prison préventive décrétée immédiatement. "Une simple coïncidence dans les empreintes será suffisante pour décréter la prison", a renforcé le commissaire.

Au cas ou la police arrive chez les auteurs de l´attentat durant les 30 jours de l´enquête, les coupables seront traduits à la justice pour répondre au crime doublement qualifié et pourront prendre jusqu´à 10 ans fermes. Ils seront jugés par l´article 250 du code pénal, qui dispose sur la tentative d´incendie exposant le danger á la vie, sans compter avec la destruction du patrimoine public qui est le campus universitaire qui appartient à l´université de Brasília (UnB).

Cohabitation entre étudiants africains et brésiliens : la jalousie

Depuis que le Brésil a signé la coopération culturelle appelée Convênio-Cultural avec les pays d´Afrique, d´Amérique Latine et du Moyen Orient dans les années 70, des milliers de jeunes originaires de ces pays sont formés dans les institutions d´études supérieures (IES). De cette coopération dans toutes les filières, le Brésil a permis d´aider ces pays dans la formation de main d´oeuvre qualifiée de leurs jeunes étudiants. Dans un certain moment des bourses ont été octroyés pour la manutention. L´étudiant étranger qui fait partie de cette coopération entre à l´université sans le vestibular (le bac brésilien) contrairement aux nationaux ou les épreuves sont plus difficiles dans les institutions publiques.

A l´exception des étudiants francophones ou anglophones, les lusophones ont besoin seulement de terminer le cours secondaire (le niveau terminal ) pour postuler une place. Seulement, ce sont les ambassades brésiliennes qu´il faut s´adresser et cette denière, aprés avoir rassemlber tous les dossiers de candidature, les expédier aux ministères de l´Education et des Relations Extérieures qui décideront qui sera choisi à partir des exigences.

Arrivé au Brésil, le sélectionné sera reçu par l´université et commence son adaptation. Lá ou le bât blesse c´est quand les brésiliens découvre que l´étranger est entré à l´université sans faire le vestibular. Des fois, l´étranger surtout l´africain attend de la bouche des brésiliens qu´il a pris la place d´un frère empéché d´entrer á l´université alors que ce n´est pas le cas. Les universités commencent à orienter les brésiliens en les disant que les étrangers ont été choisi dans leur pays aprés une rude sélection et que sa présence dans ce pays ne tire en rien des mérites d´un brésilien.

Ce qui s´est passé à UnB s´est déjà reproduit mais d´une intensité moins grave à l´Université Fédérale de Rio Grande do Norte (UFRN) ou votre serviteur a fait ses études de 1º et 2º cycle. A l´époque, ce sont les argentins qui étaient la cible de leurs « frères rivaux ».

 

 

Detoubab NDIAYE

www.sudonline.sn

 

2007/4/12

Piste du crime raciste dans l'assassinat d'un Guinéen...

Piste du crime raciste dans l'assassinat d'un Guinéen

 

 

PANAPRESS

Le président de la Coordination des associations guinéennes en France (CAGF), Ibrahim Sorel Keïta a affirmé, mercredi à Paris, que tous les éléments convergent vers la piste du crime raciste dans l'enquête sur l'assassinat en France, dans la nuit du 31 mars au 1er avril, du Guinéen Ibrahima Sylla.

"Nous nous sommes rendus sur place à Marseille où l'assassinat a eu lieu. Nous avons rencontré les responsables de l'enquête, les associations, les autorités universitaires. Tous les éléments réunis orientent vers le crime raciste", a-t-il affirmé lors d'un entretien accordé à la PANA.

M. Keïta a également précisé que la dépouille mortelle de Ibrahima Sylla, étudiant guinéen de 28 ans, était toujours entre les mains des autorités judiciaires françaises.

"Nous avons déjà réuni les moyens financiers nécessaires pour organiser le rapatriement du corps. Nous attendons désormais que les autorités judiciaires nous le rendent. Plus vite ce sera, mieux ça vaudra pour nous au regard de notre religion", a estimé le président de la CAGF, en décrivant la victime comme "un jeune homme sans histoire, apprécié de tous".

"Nous ne pouvons pas laisser passer ce crime odieux impuni. Nous nous sommes constitués partie civile pour pouvoir suivre l'évolution de ce dossier. Nous avons aussi pris un avocat pour défendre les intérêts de la famille du défunt", a-t-il assuré.

"Nous le faisons pour la justice, pour la famille de notre compatriote assassiné, mais surtout pour sa veuve enceinte de 3 mois qui vit à Kindia, en Guinée", a ajouté le responsable associatif.

Arrivé en 2004 en France, Ibrahima Sylla était inscrit en Master II (équivalent du DEA) de Mathématiques à l'université de Liminy, dans le sud de Marseille. Le corps de l'étudiant guinéen avait été découvert dimanche 1er avril à moitié carbonisé sur la route menant à la résidence universitaire où il habitait.

                                                                                                         

www.jeuneafrique.com

 

L’idéologie raciste occidentale à l'honneur ! : "Le sacre de l'Homme"...

L’idéologie raciste occidentale à l'honneur !

"Le sacre de l'Homme".

 

 

L' orgueil occidental, à l'origine des idéologies racistes, sera exhibé ce soir à la télévision

 sur France 2 à travers le documentaire

 

 

 

Avec le film LE SACRE DE L' HOMME, on nage en plein ethno-centrisme, focalisé sur le triomphalisme au profit de la seule civilisation occidentale, toutes les autres civilisations étant censées « préfigurer » le succès de la « notre », la seule vraie ! Lumières du XVIII éme ! réveillez-nous ! Redonnez-nous votre sens critique, votre impertinence contre les dogmes et les pseudo évidences. Obsédé de scientisme, le paléontologue Yves Coppens est tombé aussi bas que Claude Allègre. Sa vision de l'histoire à travers ce film n'est qu'une vaste fresque mythologique visant à justifier la modernité et la mondialisation, au nom de la suprématie de l' Europe et de ses excroissances coloniales aux Amériques et ailleurs. L' aujourd'hui d' Homo Sapiens, c' est autant la nomade du désert ou des glaces artiques que le chasseur-cueilleur de la forêt tropicale ou du Kalahari. L' aujourd'hui de l'agriculture, c'est autant le jardinage nomade des Yanomami que l'agriculture de petits peuples sans Etats chez les Papous et leurs 8OO langues en Nouvelle-Guinée. Il n'y a pas d'avant et d'après sur une flèche du temps où nous aurions la prétention de nous situer au sommet. L' âge de pierre c'est aussi aujourd'hui, pour nombre de sociétés qui ont su échapper aux invasions coloniales , c'est aussi aujourd'hui pour nombre de sociétés qui ont su échapper aux invasions coloniales, tels ces 47 peuples de la forêt brésilienne qui vivent encore en totale indépendance, sans contact avec les envahisseurs. Il n' y a pas d' « âge » de quoique ce soit. Tout coexiste au présent depuis des milliers d'années. La sédentarisation ou l'urbanisation ne sont que le passé d'une partie bien spéciale des humains, une déviance létale dont nous vivons les dernières décennies. On commence en effet à comprendre comment une partie de l'humanité a quitté une belle façon de vivre, sans hiérarchies, sans divisions des tâches, sans structures étatiques oppressantes, pour se fourvoyer dans un mode de vie hérétique, de plus en plus écologiquement insoutenable (le contraire de « sustainable »), et comment cette spirale folle vers toujours plus de richesses matérielles pour quelques uns nous aspire dans une mégamachine démente, incontrôlable, fascinée par sa propre auto-accélération suicidaire. Cette hérésie ancrée dans le culte naïf du dieu « progrès » nous mène dans l'impasse absolue des limites écologiques de cette planète. Généraliser comme le fait ce film à partir de la seule dérive qui a mené à l'histoire des occidentaux, c'est commettre l'exagération par orgueil ethnocentrique. C' est se « raconter des histoires » pour nous auto-intoxiquer, continuer à se faire croire que nous serions les meilleurs. Nous n'avons pas à être fiers d'une étrange civilisation qui oublie la sagesse plurimillénaire de toutes les autres, sagesse conduisant à un mode de vie en harmonie avec les ressources des écosystèmes habités, alors que la civilisation occidentale, parce qu'elle détruit tout, y compris les éléments indispensables psychologiquement d'une vie conviviale épanouissante, propre au bonheur, vie en petits groupes à échelle humaine, pour tout cela, cette civilisation est éphémère, promise à une prochaine disparition. Dire que cette mythologie en forme de prophétie auto-réalisatrice, cette mythologie scientiste, est enseignée dans toutes les écoles comme si c'était LA vérité ! Redevenons modestes !

 

 

Thierry Sallantin

Ethnologue

http://paris.indymedia.org

 

 

2007/4/8

Rwanda: la France pointée du doigt en Afrique : Les «Ratés» de la diplomatie française en question...

Rwanda:

la France pointée du doigt en Afrique

Les «Ratés» de la diplomatie française en question

 

Il n'est pas inutile, à quelques jours des élections présidentielles et législatives françaises 2007, de s'interroger sur la pertinence de l'interventionnisme post-colonial français, notamment en Afrique centrale. En effet, de bonne ou de mauvaise foi, le président rwandais Paul Kagame, à l'occasion de la commémoration du 13e anniversaire du génocide au Rwanda, accuse les militaires de l'opération Turquoise d'être intervenus, non pas pour sauver les Rwandais, «mais pour les tuer».



Rwanda: la France pointée du doigt en Afrique
"Ce n'est pas une rumeur, c'est la vérité. Mais le dire est considéré comme un crime", a affirmé le Président Kagame dans un discours en kinyarwanda retransmis en direct à la télévision et la radio nationales.
Pourtant, l'intervention militaire française était « à visées humanitaires » et bénéficiait d'un mandat de l'ONU.

Pour rappel, en plein génocide, la France avait lancé au Rwanda une opération militaro-humanitaire, baptisée "Turquoise", très critiquée par le Front patriotique rwandais (FPR, parti de la rébellion tutsie aujourd'hui au pouvoir). L'Opération avait duré deux mois, de fin juin à fin août 1994. Selon les Français, elle a permis de sauver de nombreuses vies alors que la communauté internationale restait passive. Pour le FPR, au contraire, elle a autorisé de nombreux génocidaires hutus à fuir le pays vers le Zaïre voisin, actuellement République démocratique du Congo (RDC).
Le génocide, qui avait commencé le 6 avril 1994 au soir et auquel le FPR aurait mis fin en juillet de la même année, a fait environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés, selon l'ONU. M. Kagame était le chef de la rébellion FPR.

Fin novembre 2006, Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec la France après que le juge français Jean-Louis Bruguière avait réclamé des poursuites contre M. Kagame et neuf de ses proches pour leur "participation présumée" dans l'attentat contre l'avion de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cet assassinat avait servi de déclencheur aux massacres. M. Kagame a qualifié de "propos insensés" les accusations portées contre le FPR. "Qu'est-ce qui leur confère (aux Français) ce droit? (...). C'est plutôt le FPR qui devrait les juger", a-t-il estimé, affirmant que son ancienne rébellion avait fait tout son possible pour sauver des vies.
Avant l'intervention de M. Kagame, des rescapés du génocide ont accusé publiquement des militaires de l'opération Turquoise d'avoir tué des Tutsis et violé leurs filles ou leur femme.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agit là d'une bonne illustration de notre diplomatie Africaine dont les actions d'ingérences sont toujours inscrites dans la dynamique de l'échec.
A moins - et aucun africain n'est dupe - d'être réaliste au point de penser que l'Américain BUSCH n'a rien inventé. Est-ce à dire que notre intervention en Afrique centrale n'avait pas d'autre but que celui de défendre les intérêts français de nos comptoirs post-coloniaux ?
La question, pour être terrible, n'en est pas moins légitime. Le tout est de savoir à quel candidat la poser.

 

 
H V / source web
www.wmaker.net
 

2007/3/29

LA DERIVE DES ELITES POLITIQUES D'AFRIQUE FRANCOPHONE DE LA FRANCE...

 

LA DERIVE DES ELITES POLITIQUES

D'AFRIQUE FRANCOPHONE

DE LA FRANCE

                                                          "JOUER LE JEU."

 

 

L'internationalisation des relations politiques et économiques exigent tous les Etats à coopérer pour assurer l'équilibre de la Souveraineté quoique ce concept tend à volatiliser au bénéfice de la globalisation. Ce que l'économie ou la politique globale entend instaurer, c'est la prospérité par la lutte contre la pauvreté. La globalisation est l'arme de cette lutte. Reformer, innover, penser par soi-même.De tous ceux qui participent de près à la sédimentation de la politique en Afrique francophone de la France une chose est à remarquer. Evidemment celle-ci étonne plus d'un et même déconcerte des opinions favorables à l'émancipation ou plutôt à l'expression de la liberté des citoyens africains. Point n'est besoin de rappeler la période coloniale. Elle marque et continue d'imprimer ses manières à plusieurs élites politiques africaines. C'est une vérité que nul n'ignore : de l'ancien colonisateur aux élites politiques africaines d'aujourd'hui. L'Afrique francophone de la France présente des tares lesquelles sont difficiles à retrouver nulle part ailleurs dans d'autres entités.(Afrique lusophone, Afrique anglophone etc..).   Une attitude atypique. Un comportement singulier. Un caractère on ne peut plus blasé et incongru en politique ; l'on les retrouve auprès des élites politiques d'Afrique francophone de la France. Que d'amertume. Que de désappointement. Que de dépit, quand  le citoyen  se rend compte et ce à juste titre que les élites ne créent pas, n'entreprennent pas, ne prennent pas d'initiatives ; mais préfèrent s'adonner au "système", intégrer le "système" promouvoir le "système ". C'est le concept des élites politiques d'Afrique francophone de la France. Et l'on trouve ce mot dans toutes les lèvres de ceux qui prônent l'immobilisme et le statu quo. Ce  concept "système " est à l'image de ce que présente la plupart des élites politiques africaines. Il est représentatif de la moitié du paysage politique d'Afrique francophone de la France. Ce "système" se définit comme suit : "Jouer le jeu". Mais quel jeu s'agit-il ? Cette question est plus  importante que pertinente à telle enseigne que l'on ne peut ne pas y répondre.  Cela dit, quand les élites africaines francophones disent : il faut "Jouer le jeu"; ici cela signifie collaborer avec le dictateur. Soutenir le dictateur. Défendre le régime du dictateur. Auréoler ce régime, l'encenser et le servir. Parce que en le servant leurs intérêts sont préservés et garantis. Au même moment "Jouer le jeu"c'est aussi servir l'Elysée avec tout ce que cela sous-tend. C'est ainsi que des régimes politiques affreux se justifient en Afrique Francophone de la France. Des exemples, l'on en trouve : les Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale ; et certains de l'Afrique de l'Ouest. Les élites de ces Etats exercent le "système"l'immobilisme et le statu quo. Et appliquent la doctrine : il faut "Jouer le jeu".   De l'application de cette doctrine par les élites politiques découlent les malheurs de cette Afrique francophone de la France. Pas tous, mais la majorité. Ce qui explique la dérive de cette Afrique francophone de la France.  Des élites avec des idées confuses ne sachant pas où se trouvent leurs intérêts, cependant ironie du sort qui touche même touche même le ridicule connaissent beaucoup mieux les intérêts de l'Elysée et les protègent. La dérive est notoire dans l'Afrique francophone de la France. C'est l'incompréhension, l'ambiguïté, la contradiction de tout ce qui constitue un régime qui est soutenu par la France mais vomi par les citoyens. "Jouer le jeu" , intégrer le "système"  sont des poisons sinon des contaminations à la transformation de l'Afrique francophone de la France. C'est dire que cette doctrine est néfaste le citoyen. Pour dire vrai, ceux des politiques qui adoptent la dite doctrine sont des corrompus et viennent au Pouvoir de l'Etat que le biais du hasard. Surtout quand celui-ci vient de l'Elysée.   Tous ceux qui sont du "Système" ou qui font "Jouer le jeu" ne sont jamais inquiétés par l'Elysée. Voilà comment la politique s'exerce en Afrique francophone de la France. Pour durer longtemps au Pouvoir de l'Etat il faut "Jouer le jeu" c'est à dire : les intérêts de l'Elysée doivent passer avant ceux des élites politiques de l'Afrique francophone de la France. Parce que ces Etats de l'Afrique  francophone de la France n'ont pas d'intérêts. Seuls l'Elysée et ceux qui pratiquent son système ou qui jouent son jeu en possèdent : la République Centrafricaine est à citer à plus d'un titre. Aussi tous les autres Etats du pré-carré français sans aucune exception. Au regard de cette réalité la chaîne de la pauvreté s'allonge. Les maladies s'intensifient. Le Sida a élu domicile dans ces Etats même si certains dissimulent sa présence. L'éducation en décadence.   La santé en catastrophe. L'économie au fond du tunnel qui ne voit guère les chances de croissance consolidée même si encore certains Etats se targue d'avoir une bonne gouvernance. Faire le jeu de la France a plombé la croissance de ce pré-carré.  Intégrer le "Système" a causé le délabrement total de ce que devait être la philosophie du développement dans ce pré-carré. Aussi la dérive est patente parce qu'elle vienne des élites. Elle est humiliante parce quelle est proclamée par les élites. Elle est délétère et corrosive pour l'économie de ce pré-carré. Elle se mue à l' instant en menace, en peur, en inquiétude, en incertitude et en danger pour ce pré-carré. C'est dire que la politique en Afrique francophone de la France mérite d'être prise à l'aune des intérêts de l'Elysée. Quel dommage!!   Les politiques de l'Afrique francophone de la France n'ont pas de discernement. Ce manque de discernement profite à l'Elysée et creuse la tombe du progrès, de l'innovation, de la démocratie, de l'Etat de Droit, des Droits de l'Homme et de la lutte contre la pauvreté. Ils font partie du "système" et sont des médiocres. Ils ne proposent rien. Ils ont des idées lesquelles viennent de l'Elysée. Alors comment ce pré-carré de la France peut-il se développer à l'échelle internationale. Les politiques  de ce pré-carré sont volubiles et brillent par l'absence du pragmatisme. Ils y voient en l'Elysée la solution à tous les problèmes politique, économique et social de leurs Etats.   De partout, ils sont la risée dans les grandes organisations internationales aux motifs qu'ils ne jouent pas le jeu pour le propre compte mais ils jouent pour l'Elysée. La doctrine du "système" a étranglé ce pré-carré. "Jouer le jeu"  a contribué à la stagnation politique du pré-carré. Cela dit pour amorcer une véritable politique économique de développement les politiques d'Afrique francophone de la France s'extirper de la doctrine du "système" et de "Jouer le jeu". Elle est obsolète pour notre siècle. Puis, faire preuve de maturité politique c'est-à-dire être capable de concevoir un projet politique qui reflète les réalités contemporaines. Penser par soi même est le remède au poison destructeur "Jouer le jeu" de l'Elysée.

 

 

Par Joseph-Nestor Ouamba-Patas

 

www.centrafrique-presse.com

2007/3/25

L’Algérie, la deuxième économie en Afrique...

L’Algérie, la deuxième économie en Afrique

 

L’Algérie représente la deuxième puissance économique en Afrique derrière l’Afrique du sud avec un PIB de près 93 milliards de dollars en 2006.

dimanche 25 mars 2007.

L’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Egypte sont les trois autres pays. "L’Afrique du Sud, l’Algérie, le Nigeria et l’Egypte (SANE) représentent plus de la moitié du Produit intérieur brut (PIB) total de l’Afrique", a déclaré la représentante résidente de la Banque africaine pour le développement (BAD) au Nigeria, Sipho Mayo.

"Ce groupe de pays dispose de quatre avantages comparatifs pour devenir un pôle de croissance régional pour l’Afrique à savoir, ses ressources, sa géographie, la taille de son marché et sa population. Le défi à relever est d’améliorer la productivité des investissements et le climat des affaires tout en renforçant les capacités humaines", a-t-elle ajouté.

Sur la situation des pays africains par rapport aux OMD, le rapport a déclaré qu’aucun des pays africains ne va atteindre tous les OMD, l’Algérie, le Botswana, le Cap-Vert, l’Egypte, la Namibie et la Tunisie sont sur le point d’atteindre cinq de ces objectifs. Le Burkina Faso, le Tchad, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Niger et la Somalie ne vont probablement en atteindre aucun.

Le rapport indique que la plupart des pays, dont l’Algérie, vont atteindre les objectifs en matière d’éducation primaire, à l’exception de l’Angola, de la République centrafricaine, du Tchad, de Djibouti, du Niger et du Soudan. La Tunisie occupe la quatrième position en matière de financement global et dans les politiques des pays africains.

Synthèse de Kahina
www.algerie-dz.com
D’après Le Maghreb

 

 

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